dimanche 5 décembre 2010

Un beau dimanche

Les eucaliptus fendent le ciel définitivement bleu, je me balance dans mon hamac, au dessus de moi, deux ibis d'habitude si bruyants "scrubent"* doucement, peut-être choisissent-ils les prénoms de leur future progéniture, ou Mme explique à Mr que non, cette branche là, faudrait plutôt la mettre ici ce serait plus confortable : ils sont en train de faire un nid ; je me réjouis de suivre l'évolution.
Les hamacs vides, se gonflent comme des mongolfières : le vent nous accompagne aujourd'hui et souffle en rafale mais n'empêche pas les oiseaux de chanter, des graves des aigüs, des modulés, des stridents, des gazouillis, la gamme est complète.
La ritournelle un peu lassante des tourterelles couvre parfois les douces mélodies des sun birds et le chant prolixe et joyeux des loriots mais pas les jacasseries des huppes violettes : on dirait des querelles de marchandes de poissons, pics noirs, huppes rousses et d'autres sont familiers du parc.
Je reçois comme une douce pluie, les fleurs de Jacarandas qui se déposent au sol et transforment le gazon en moquette mauve.
Les chiens ont fini leur sieste et s'affrontent dans un duel fraternel mais toujours faire-play
Africa étalé comme une limandre sur son fauteuil préféré devant la porte fenêtre se gave de soleil.
Tigrou ??? faudrait faire le tour des chambres pour le trouver, il aura repéré une fenêtre ouverte, car il y a toujours une fenêtre ouverte c'est Eluard qui le dit ! et Tigrou le sait, et va se prélasser sur le lit de son choix.
Tiens j'entends un pioupioutement qui s'approche, mes trois oies en file indienne viennent me dire qu'elles ont assez brouté et qu'il faudrait que je songe à les rentrer et leur donner leur pâtée, ce que je vais faire de ce pas en tête du cortège !

Et vous que faites vous dans votre froid de canard ?

*les initiés comprendront : je ne connais pas le nom du cri de l'Ibis, celui qui me le donne gagne un WE au Aardvark dans la chambre de son choix !!!

Ci joint les photos de notre suite familiale que nous avons refait à la place de l'ancienne réception et notre chambre au Aardvark

vendredi 19 novembre 2010

Des News

Bonjour à tous,

Merci à ceux qui se sont inquiétés de mon silence, qui n'était dû en fait qu'à un emploi du temps bien rempli.
La maison est grande, le jardin de fleurs c'est bien aggrandi, refection de 2 chambres (plâtre et peinture), pas mal de clients, tout celà m'occupe bien les journées, et le soir mon lit m'appelle !
Plus le temps d'écrire.

Le peu de temps de libre que j'avais ces derniers temps était pris par mes oisons. Je les ai récupérés chez une connaissance, ils avaient à peu près 2 semaines. N'ayant pas le temps de s'en occuper, je lui ai proposé de les prendre.
Ce sont des oies d'Egypte qu'un paysan à trouvé dans un champ sans leur mère ; donc je fais la maman et pendant des semaines j'ai câlé mon emploi du temps sur le leur : c à d, toutes les 3h un ptit (ou grand) tour dehors et retour au nid, avec lampe quand il faisait trop froid. Maintenant elles ont bien grandi, elles sont dans une cabane au fond du jardin.

Par ailleurs, nous avons qd même pris des vacances...
Au bord de la mer (5 jours), pas vu la queue d'une baleine, mer trop agitée, mais de belles
ballades

Nous sommes allés à Johanesburg pour chercher la maman de Daniel et accrocher une semaine de vacances : Kruger, Drakensberg à la Frontière du Lésotho en faisant le Sani Pass dans notre nouveau vieux 4x4, et retour at home.

NB : Daniel va bien, et quand je vous dit que je suis bien occupé, lui il est débordé, heureusement : demain est un autre jour !

Mieux que du blabla regardez les photos







samedi 18 septembre 2010

Quelques différences


Je n'ai toujours pas fait les photos promises, que je voudrais réaliser au départ de Port Elisabeth en approchant d' Addo.
En attendant j'en met juste une pour que vous imaginiez mieux où se trouve notre maison. Depuis le bas après le 1er croisement (route blanche).
Vous voyez nous sommes cernés par les orangers et citroniers qui recouvrent les zones cultivées.
Ce que vous voyez en marron, ce sont les village de Noirs et Coloreds
En pointillé vert, c'est le bush, et c'est précisemmment, le parc Addo éléphant.


Néanmoins , pour vous faire patienter je vous fait part ce jour de qq particularités de l'Afrique du Sud

Les pharmacies :
sont rarement limitées à vendre des médicaments et produits de soin pour le corps : elles proposent entre autre de la vaisselle, des cadeaux, de l'electroménager, de l'épicerie... la partie pharmacie étant bien délimitée et inaccessible au client si ce n'est par un comptoir et toujours une file pour traitement sur prescription et une autre pour les médicaments sans ordonnance ;
néanmoins aspirine et dérivés, paracétamol se trouvent aussi dans tous les rayons de tous les supermarchés.

Contrôle et double contrôle :
lorsque vous passez la caisse de bcp de magasins, (pas pour l'épicerie je vous rassure) vous devez faire une dernière halte vers l'entrée du magasin, (à 3 mètre des dites caisses, avec rien entre 2) pour contrôler que votre cady correspond au ticket de caisse, j'avoue que certains jours je me passerais bien de cet ultime contrôle qui est toujours approximatif, mais bon, il faut bien donner du travail à plus de monde possible.

Une chose à laquelle on s'habitue très vite !
y a intéret si non vous vous attirerez les foudres...de la rangeuse
vous ne touchez pas vos courses après passage sur le tapis, une personne au bout, vous les range délicatement et par catégories dans vos ptits sacs ou les sacs plastique du magasin, qu'elle vous aura par avance proposée (payant).
Elles sont toutes extrêmement méticuleuses, et font ça mieux que nous, mais de temps en temps y a celle qui vous pose qq kilos sur vos 3 merveilleuses bananes qui vous ont fait envie dans le magasin !!!! mais c'est très rare.

Un truc super sympa,
quand vous allez acheter des plantes dans une "nursery", type jardoland ou même plus sauvage en pleine campagne, vous avez toujours "un garden coffée", ou vous pouvez admirer les fleurs, les arbres. Le décor est toujours agréable, relaxant, petits bruits de cascades...etc en dégustant patisserie ou sirotant votre café.
Le dernier que l'on a découvert, vaut son pesant de cacahuètes. Il faut dire qu'en Afrique la créativité n'a pas de limites ( j'entends par là des lois qui vous coupent l'envie d'inventer, parce que normes d'hygiène, de sécurité, et j'en passe...) ; donc notre nursery préférée du moment fait aussi de la récup de perroquets, quand les gens n'assurent plus, ils prennent le relais. Il y a donc 2 grandes volières, avec pleins de perroquets, au mileu des de la jungles d'arbres et de fleurs, il y a aussi des lapins, des poules et des coqs en liberté.
Ca caquète, ça jacasse, ça cause : Hello,...
Le nec plus ultra c'est dans le coffée garden, les perroquets ont tous leur cage mais ouverte, et chacun vous fait son cinéma, c'est à celui qui en fait le plus, pour obtenir vos caresses et entamer un bout de gras avec vous. Du bonheur pour les fadas comme moi, qui n'intègrent pas l'Anglais ou tout autre langue estrangères, mais qui parlent couremment chien, chat, oiseaux alors j'vous dit pas le perroquet , trop drôle.
Un en particulier, qui est resté enfermé dans sa cage chez ses anciens proprios devenait agressif (comme quoi), en un mois les 2 dames du café l'ont transformé, c'est un vrai clown qui danse, qui chante, pas sauvage pour un sou, est venu nous dire des secrets à l'oreille, sympa quoi...
Elles ont aussi un corbeau qui est autant prolixe qu'un perroquet, mais lui ne parle pas, il imite les bruits : le crapaud, les rires, la tonalité des bavardages, c'est surprenant.

Les gardiens de parking, ou sur la rue
A peine vous garez votre voiture, un homme surgit de nulle part pour vous proposer de la garder. Il faut jouer le jeu, c'est leur seul job, et c'est plus digne que de faire la manche.
Il sont officiels et reconnus, le tarif correct prévu est 2 rands (20 centimes d'euro), mais vous pouvez tjrs donner plus en fonction du service ; car outre le fait qu'ils vous dirigent quand vous sortez de votre créneau, ils peuvent vous aider à charger vos courses.

Les pompistes
Mesdames, vous ne vous salirez pas les doigts en faisant le plein, souvent ils arrivent à plusieurs pour s'occuper de votre votre car. La plupart vous nettoie le pare brise, et ce n'est pas un luxe avec la poussière des routes, là aussi , il faut jouer le jeu. En plus c'est toujours avec le sourire et ça, ça n'a pas de prix.

Une dernière différence
Les toilettes : toujours nickels, partout, dans les lieux publics, privés, impeccables, toujours.
Ca fait drôle quand vous atterrissez à Roissy, c'est un vrai choc. Le 1er contact avec la France n'est pas à son avantage, je vous jure que n'est pas de la médisance, juste un constat.
Je sais ici la main d'oeuvre ne coûte pas cher, mais je pense que c'est plutôt de la conscience professionnelle avant tout.

dimanche 5 septembre 2010

Bonjour à tous,

A tous ceux que j’ai vu, et tous ceux que je n’ai pas vu, faute de temps et j’en suis désolée. Une pensée particulière pour tous ceux qui étaient bloqués au lit ou à l’hôpital et pour lesquels je souhaite un prompt rétablissement.

Je passe en coup de vent aujourd’hui pour vous dire MERCI

Pour les bons moments passés ensemble, ça fait chaud au cœur de savoir que vous ne nous avez pas oubliés.

J’ai ramené tout au fond de moi, la chaleur et le bonheur de ces rencontres.

Je dit aussi un grand merci à toutes et tous ceux qui m’ont hébergée, véhiculée

Jeudi matin, je suis rentrée à bon port (Elisabeth) où mon mari m’attendait, en forme, mais besoin de vacances, c’est pourquoi nous partons Lundi, 5 jours au bord de la mer pour buller en regardant les baleines. (Je sais, j’ai trop de chance)

Le soir de mon retour, notre pensionnaire et ami Gibson, nous a préparé le repas : Africain ! Cela va sans dire : à manger avec les doigts : Pap (semoule de maïs), que l’on forme en boulette et que l’on trempe dans la sauce, avec pieds de cochon, poulet et épinards ; délicieux !

Addo city vit à l’heure du printemps : Abricotiers en fleurs et jasmin, pur parfum suave mais délicat Sans oublier les orangers, à peine la saison se termine que les fleurs réaparaissent Les Jacarandas nous envoient une pluie de feuilles qui ont fané pendant l’hiver Et moi je (re)vis à l’heure africaine, sans montre, au rythme du soleil bien présent et des clients qui reviennent.

Au retour de vacances, des travaux nous attendent, mais nous devons peaufiner le projet.

Je vous dis donc à bientôt, je vous ferai un spécial sur Addo et ses environs, mais je dois faire des photos, à mon retour.

J'oubliais une anecdote, le lendemain de mon retour, je défaisais le reste de ma valise et croyant attraper une paire de chaussette, j'ai sorti... un crapaud !!!! vivant bien sûr, je l'ai bien vite remis dans sa piscine habituelle : la gamelle d'eau des chiens, je sais que c'est un cadeau de tigrou, mon chat, et ça me laisse rêveuse.... ...........avoir dans sa maison un prince charmant et un crapaud dans sa valise.....

Take care

dimanche 18 juillet 2010

Dernières news avant mes vacances en France

Début d'hiver magnifique : froid matin et soir, agréable l' AM
Après le rush du mondial, calme au guest
Quelques Français commencent à venir !
Je ne désespère donc pas de voir ....un jour.
Nous avons pris 3 jours pour se promener.
Je voulais voir des baleines, je n'en ai pas vu.
Retour par les montagnes, nous y avons trouvé la neige, heureusement ce n'était que le début....

J'espère que vous survivez à votre été caniculaire....
mais gardez en un peu pour mon retour....
J'atterris le 3 Août à Paris
Je verrai d'abord mes enfants, petite fille, belle filles, frères et soeurs cousins cousines et ensuite après le 15 copains, copines, collègues, j'espère revoir le maximum de gens que j'aime
dans ma Franche Comté natale

Bien à vous



mercredi 7 juillet 2010

Ce matin, le drapeau est tombé

Comme un vulgaire chiffon, au sol retrouvé.
Non ce n'est pas ce matin, qu'il a chu.
C'était hier, emporté par un vent de folie
Qui voulait l'emporter avec lui
Et tous les trésors envolés,
D'or et déjà périmés
Et moi quand je l'ai vu
Je ne l'ai pas reconnu
Je l'ai pris pour un chandail
Oublié, sûrement,
Par ces gentils garnements
Ou plutôt, non, un pull over, rouge
En effet je ne voyais, ni le bleu, ni le blanc
Prestement je l'ai ramassé
Vérifié qu'il ne soit pas déchiré
Je l'ai tendu devant moi
Et ma tête entière, recouverte
Parce que j'avais envie de pleurer
Sur mon pays déboussolé
Mais il ne faut, face se voiler

Il faut faire face


Toutes ressemblances avec des situations présentes, passées ou à venir ne sont que pures coïncidences.
Mais ce matin le drapeau Français était bien par terre, dans le no mans lands à côté du guest, la Suisse et l'Afrique du Sud ont résisté au vent déchaîné.



vendredi 25 juin 2010

La débâcle des bleus, ou ....

Désolée, aujourd'hui je râle, je crie, je me lâche, pour ceux que ça énerve passez votre chemin....
d'autant que mon langage pourrait bien être châtié....

Que les bleus aient perdu sur le terrain, on s'en fout ils ont le droit, mais qu'ils perdent jusqu'à leur honneur est plutôt inquiétant et révélateur d'un plus grand chaos.
La presse les avait déjà bien cassés avant, que s'en était de l'acharnement, comment avoir un moral de 20 coeurs ? que Tiberi se paye une cover girl ne fait pas de lui un proxénète que je sache, que la cover girl soit mineur... vous avez vu les photos ? qui aurait pu dire qu'elle était mineure ? et en plus elle revendique son statut et son indépendance, on se trompe de cible, le proxénète n'est pas celui qui consomme mais celui qui entremet ! si on avait voulu flinguer Tiberi on ne s'y serait pas pris autrement. Et bien sûr leur ministre et sa coéquipière qui n'ont rien de plus important à faire, sont montés au créneau, pour en remettre une couche, mais elles ont fait la une...
Je passe l'épisode de leur hotel, voyant qu'elles n'avaient pas oeuvré dans le bon sens, le lendemain du premier match détestable, pas de jeu, que du maillot, de l'agressivité permanente, notre belle ministre leur dit "continuez comme ça on vous soutient", c'est hilarant.

Ensuite, ensuite, elle se porte à leur chevet, les moralise, les fait pleurer en jouant les psycho de comptoir, désespérant ! et maintenant on va faire des états généraux, on va les écouter, ils n'ont donc rien à fiche au gouvernement ? Il n'y a rien de plus important que le foot ?
A t-elle consacré un 1/4 d'heure aux revendications des anesthésistes ?
Quand s'est-elle portée au chevet des malades, qui sont les otages des nouvelles mesures draconniennes imposées aux hopitaux, et elle est fière de sa réforme !
Elle a fait perdre des milions à l'état avec H1N1, alors qu'elle impose une obligation de résultat et des comptes positifs pour les hopitaux !!!
Deux poids, deux mesures, c'est le crédo du gouvernement ! ils vivent et s'arrogent leurs droits et leurs lois. Montent au créneau pour défendre l'honneur des leurs, la main sur le coeur jure que l'homme est respectable, même avec des preuves accablantes, qu'ont fait les bleus ? la même chose, ils ont défendu leur copain puisque ça marche dans les hautes sphères...

Cumulent les salaires en demandant aux autres de se serrer la ceinture quand on sait que des milliers d'euros partent en fumée et ils n'ont même pas honte, c'est pitoyable, je n'ai pas les mots pour exprimer le dégoût que j'ai pour cette arrogance permanente, affichée comme un passe droit. Si le canard n'avait pas canardé, nous n'en saurions rien et c'est soi disant le gouvernement de la transparence, ce n'est pas de la transparence c'est du matraquage de leurs petites actions positives, pour valoriser le peu qu'ils donnent, ne vous y trompez pas ce n'est qu'une tactique politique en vue de 2012, c'est démago..uille et manipulateur !! au secours virez les tous !

Les bleus sont le reflet exact du gouvernement, isolés dans leur bunker de fric, ils n'ont même pas conscience de la réalité que vit 90 % des français.
Et comment pourrait-il en être autrement, avec un entraîneur à l'égo surdimensionné, qui n'est même pas capable de politesse de base, rien d'étonnant qu'il s'autorise ce geste méprisable puisque notre président s'autorise des insultes !
Président de la rupture....//... rupture avec les bonnes manières, avec l'humanisme, la solidarité, la justice pour tous, le droit des enfants, l'éducation de qualité, la recherche, tout y passe, tout est écrasé sous ses lois restrictives, Chatel demande "la mise en extinction des psychologues scolaires" je suis sidérée...je n'ose pas poser la question cynique qui me vient à l'esprit.

Allez, la dernière de celle qui me donne la nausée (depuis 3 jours) elle ose dire que Escalette est "un bénévole d'un petit club et c'est sûrement ça le problème ! Pire qu'une insulte !
Tout est dit....et en dit long sur les valeurs de cette personne, qui ne reconnait que la promotioncopainfamille.

J'arrête là....
J'ai mal à ma FRANCE

jeudi 24 juin 2010

Match à PE

Alors pour moi qui ne suis pas une footeuse, moi qui n'ai jamais mis les pieds dans un un stade, et bien mon 1er match c'est pour le mondial : 38 400 spectateurs à PE, j'ai trouvé ça génial.

Vous pouvez voir les photos ici

Au guest qui était plein de Suisses et Chiliens, nous avons pu assister aux préparatifs, et franchement j'étais ébahie de voir que dans leur bagages, ils avaient les drapeaux, les peintures, les gadgets, et les clarines !!! de la plus petites à la plus grosse, peintes en rouge et blanc comme ils se doit.
Nous, nous avons dû écumé l'armoire pour s'habiller en rouge et blanc, et encore Daniel n'avait qu'un Tshirt, mais armé d'une vuvuzela

Sommes arrivés 2 h avant, pour ne pas être dans la cohue, nous avons ainsi pu profiter du spectacle de la rue et apprécier l'organisation mise en place : parking gardés, bien indiqués, avec beaucoup de monde pour vous placer et faire la circulation pour vous aider à en sortir.
Tout au long du parcours, des policiers souriants, bien présents mais détendus, pas comme certains toujours prêts à dégainer et dont le simple regard vous fait imaginer que vous avez qq chose à vous reprocher.
A l'extérieur du stade, nous remarquons les sponsors officiel, mais aucun vendeur de rue, la FIFA à mis son droit de veto....
Nous passons les différents contrôles et pas qu'un ! même la vuvu doit être conforme ! mais tout ça avec toujours le "Bonjour, comment allez vous, et le souhait d'un agréable moment.
Les vuvuzelas se concertent, les déguisements se surpassent, les gens ont vraiment de l'imagination ! des chants, des hymnes, la joie communicative d'être là, je n'oublie pas les enfants des écoles vraiment heureux d'être là.

Je découvre la technologie propre au stade la caméra sur cables qui se déplace à grande vitesse dans tous les sens, l'arrosage automatique de la pelouse, les grands écrans qui font découvrir le public en gros plan, nous ne y verrons pas, pas assez gesticulant pour attirer l'attention ! et puis, et puis l'arrivée des joueurs pour leur petit footing sous une belle ovation, et enfin les gentils jardiniers avec rateau,petit seau et talon pour taconner la belle moquette ; enfin pour vérifier que le gazon n'est pas maudit !

Voilà tout est OK, les drapeaux peuvent faire leur entrée, suivis de ceux que l'on attend.
Je ne vais pas vous raconter le match : d'autant qu'à la première mi-temps j'ai été parasitée par un groupe de jeunes Suisses, déjà bien alcoolisés qui tentaient tour à tour d'aller rejoindre un autre groupe de spectateurs en passant devant gradins : tour à tour le steward les en dissuadait en expliquant qu'ils devaient ressortir et prendre une autre entrée, 20 fois il a dû recommencer, parfois même en les y accompagnant, et surtout sans s'énerver, mais avec une main ferme dans le dos pour encourager le mouvement. Pour surveiller d'éventuels débordements du groupe rejoint ils firent appel au supervisor, et j'imagine que si celà avait été le cas, la police serait intervenue, j'ai trouvé ça plutôt rassurant qu'ils ne laissent pas les situations se dégrader : de manière diplomatique, mais ferme.

La 2ième mi-temps m'a un peu décue et en particulier l'ailier droit N0 7 qui à mon avis n'a pas fait son boulot et qui à fait rater une belle occasion de marquer à son équipe (Suisse) dans les dernières minutes s'il avait un peu couru après la balle et pas attendu qu'elle lui vienne dans les pieds, voilà j'étais triste pour la Suisse qui nous avait fait une belle surprise au 1er match.

Retour sans encombre, petit crochet par un restaurant de poissons, au vieux port, j'anticipe car le nouveau vient d'être terminé : à l'est de PE après les marais salans de Cérébos.

Voili, voilou, si le coeur vous en dit il y a encore des places pour les matchs, chez nous c'est complet mais on a une chambre d'ami !

jeudi 17 juin 2010

Coup d’envoi


Je voudrais vous parler de l’ambiance du premier WE du mondial, dans le petit village d’Addo.

Le coup d’envoi, ne fut pas celui qu’on attendait.

Le jeudi soir pourtant vuvuzela se répondaient, d’un bout à l’autre du secteur et beaucoup de chants fusaient des camions qui ramènent les ouvriers.

Le vendredi matin, Sandra, notre responsable du magasin, nous fait part de son inquiétude, son neveu a poignardé sa copine au matin, elle ne comprend pas ce qui s’est passé et ne sait pas où se trouve celui-ci. Une heure après elle apprend qu’il s’est jeté sous le train.Je l’ai accompagnée dans sa famille et un grand rassemblement se trouvait à la petite gare. Très vite nous en comprîmes le motif.

Un silence religieux pesait sur la foule, chacun venait s’y recueillir, tout le village est venu et allait témoigner de sa sympathie à la famille.

Finalement la copine est hors de danger, elle a reçu une dizaine de coups et une artère était touchée, elle a eu de la chance. Le motif paraît être : l’argent qu’elle ne voulait pas lui rendre, ce qu’elle avait reçu pour faire les courses de la semaine et qu’elle n’avait pas fait pour la bonne raison qu’elle était allée vivre chez sa mère !

Je vous dit tout ça parce que cela démontre à quel point on est fataliste ici, il ne lui demande pas de revenir, il lui réclame l’argent pour pouvoir manger. Quand elle a perdu connaissance, il a paniqué, le train arrivait…Il a couru à sa rencontre sans entendre les appels d'un voisin qui passait par là. Ils ont 2 enfants 7 et 8 ans.

Une chape de tristesse m’a plombée, pensant que tout ce village qui s’apprêtait à faire la fête, se trouvait dans la peine mais surtout pour cette famille qui n’a rien vu venir et qui ne comprend rien, le père m’a dit : on doit accepter.

J’avoue ensuite, avoir eu beaucoup de colère, et ce pendant plusieurs jours, car ici les femmes sont victimes du traditionnel machisme. La plupart se font régulièrement taper par leur ami, amant, mari, mais elles restent. Sur mes 4 employées, 3 reçoivent régulièrement des coups, mais le plus fort, c’est notre plus jeune, elle a 20 ans, mais elle, a décidé de rendre coup pour coup, elle n’est pas mariée, ils ne vivent pas ensemble, mais ne souhaite pas le quitter, que sera leur vie dans qq années ? La violence risque de passer à l’étape ultime.

Je n’arrive pas à comprendre, ils sont à la messe tous les dimanches, et s’entretuent la semaine. C’est désespérant. Samedi matin, une pauvre femme, enceinte, avec un petit garçon, est venue se réfugier chez nous car son ami la poursuivait et voulait la frapper.

Combien faudra-t-il de générations pour que le sort des femmes change, et que la gente masculine leur accorde enfin le respect qu’elles méritent.

Suite du WE.

Nous avions pour le vendredi soir, une réservation pour 2 nuits, pour 14 personnes, faite par le propriétaire de la nouvelle taverne qui ouvrait le soir même à l’entrée de Nomatansanqua : quelle manne !

Pour l’anecdote : le propriétaire a gagné au loto, et à donc fait construire cette taverne.

Les retours furent particulièrement bruyants, étalés entre 3 et 5 h du mat, mais surtout agrémentés de coups de klaxons intempestifs afin qu’on leur ouvre la barrière, alors qu’ils avaient des télécommandes ! Je suis sortie comme une furie pour faire taire les chiens qui se mêlaient au concert, et passé un monstre savon à toute la bande. Cela n’a pas atténué leur bonne humeur, on les entendais rire et chanter depuis notre chambre. Inutile de dire que les autres clients ont eu une nuit raccourcie, plutôt fair-play, ils en ont ri.

Le matin fut tout aussi bruyant, des éclats de rires, sans fin, en engloutissant le p’tit dej, j’ai du leur faire des œufs brouillés, en plus du choix proposé habituellement, mais après 2 douzaines d’œufs, voyant toujours de nouvelles têtes, je les ai comptés et oh, surprise, ils étaient déjà 24, là, j’ai dit stop. Ensuite ils tournèrent au cidre et au whisky (je précise qu’ils avaient leur reserve perso de whisky), je ne vous dis pas la hauteur des décibels.Ils se sentaient bien, ils sont restés jusqu’à 13 H, pas rancuniers, accolades et gestes de sympathie conclurent ce WE, ils vont revenir, nous leur avons demandé de réserver toute la maison, ils pourront faire le bruit qu’ils veulent !

Daniel, comme il se doit, est allé inauguré la taverne, il a passé un bon moment. De la rencontre : Bafana, Mexico, il n’a vu que le premier but car : panne d’électricité, le patron avait oublié de recharger son compteur, et bien pendant 1/2 heure ils ont chanté et dansé à la lueur de lampes de poche ; nous, on aurait râlé ! nooon ??

Hier soir nous avons décidé d’y retourner, et avec nous, une bonne partie de nos clients, c’était sympa. Notre arrivée, fut, comme toutes les autres, saluée par un vrombissant coup de vuvuzela, c’est vraiment assourdissant. Nous avons eu le plaisir de voir d’autres touristes avec les patrons d’un autre guest : ça m’a vraiment fait chaud au cœur ce mélange, et puis l’hymne a retenti, et là comme un seul homme toute la salle s’est levée et beaucoup ont chanté, la main sur le cœur j’en avais la chair de poule.

L’ambiance était chaleureuse et bruyante, chaque approche du but encouragée par les vuvuzelas, mais le plus touchant c’est quand les Bafanas se sont trouvés en difficulté, les filles se remirent à chanter l’hymne et d’autres chants d’Afrique, c’était émouvant.

Cela me remémore un article que j’ai lu et que je partage, à propos des vuvuzelas très contestées pour leur décibels, mais pas que. C’est avant tout un beau leurre, au bénéfice de la FIFA (fabriquées en chine, des milliers se sont aussi vendues en Europe ) et très réducteur pour l’image d’un pays. Une soit disant reprise des cornes de kudu, moyen utilisé en d’autres temps, pour communiquer entre villages… avant l’avalanche de portables !

Finalement moyen efficace de ne pas entendre le fond de leur culture avec leurs chants et autres instruments de musique locaux, et quand on veut faire taire des gens on leur met qq chose dans la bouche c’est bien connu !

En tout cas, nous avons passé une excellente soirée avec, à la mi-temps et après le match ; musique et danse. J’ai apprécié leur façon spontanée et joyeuse, de nous faire entrer dans la danse: en cercle, l’une après l’autre va au centre et fait une figure, encouragée par le groupe, je me suis régalée.

J’aurais bien dansé toute la nuit, mais il fallait rentrer…..correct à 10 h 40

A la relecture de ce billet je me rends compte combien violence , joie et peine s'entremêlent et c'est un peu en résumé la vie ici...

lundi 7 juin 2010

l'exception confirme la règle....

Vous connaissez tous mon mari, rien ne lui résiste...même pas moi !
En fait je parlais de ses compétences techniques, l'électricité : normal, la plomberie, chef de chantier en maçonnerie c'est nouveau, débusquer les pannes mais surtout les réparer, et cela dans tous les domaines, bref l'homme parfait pour tenir un B&B en rase campagne (je ne sais pas pour vous mais ici les pannes c'est souvent le WE) et je ne vais pas développer autres compétences et qualités qu'il possède, c'est déjà assez de pommade.... anti.douleur : ainsi la chute fera moins mal !....ah mais non, je ne vais pas écorner son image, Mesdames,...je vois déjà la levée de boucliers....qui a dit fiscal ?

Nous avons décidé de réhabiliter la cheminée du salon TV des clients avec un petit fourneau à bois.
Daniel veut du solide, des bonnes marques, il n'aime pas faire dans la bricole !
Nous avons fait notre schopping, écumé les grandes surfaces laissé de côté les beaux avec les poignées dorées mais branlantes, etc...nous étions OK pour le style, les magasins spécialisés avec des marques internationales étaient hors de prix, il finit par dénicher (ça aussi il sait faire) un vendeur privé, passionné par son matériel, pourtant pas fumiste, et surtout prix correct.

Daniel lui explique son projet, moi, vous me connaissez, toujours la trouille des catastrophes, j'espérais en douce que le mec allait lui mettre un droit de veto ! même pas !
et moi de tenter qq freins, "il ne va pas venir voir l'état de la cheminée, il ne va pas contrôler si elle est conforme ? il ne faut pas l'isoler ? la nettoyer " non tout est bon, il y a juste à raccorder, bon, ben, si tu le dis. A savoir que je n'ai pas fait qu'une tentative !
Arrêtes de t'inquiéter,... oui mais qd même le feu....

Il installe le fourneau... mais ça ne tire pas....rien d'étonnant elle n'a pas marché depuis si longtemps, on s'aide avec un peu d'allume feu (oui on a, nous ! vous savez les sachets de thés imbibés de paraffine) et le miracle se produit, de jolies flammes dansent dans leur aquarium, nous nous installons sur la banquette pour regarder cette nouvelle TV, heureux comme deux gamins.
Quelques minutes plus tard nous sortons de la pièce et dans le couloir une odeur assez nauséabonde, qu'est ce ? Daniel sort et regarde le toit, oh merde y a le toit qui fume !
Il va chercher l'échelle moi je ferme le tirage, apporte le dérouleur du tuyau d'arrosage et attends les instructions...Quand il arrive à la cheminée, il me dit :
"y a qu'le toit qui fume, mais pas la cheminée !..."

J'avance une hypothèse aussi stupide, qu'improbable, mais je n'ai pas peur du ridicule dans ce genre de situation, je demande :
"elle est bouchée ???"

...................ouiiiiiiiii....... quimdit.....elle est bouchée bouchée, cimentée.....

les bras m'en tombent !

j'étais sûre qu'elle était ouverte qu'il ajoute,
ben oui, moi aussi j'y croyais, vu le nombre de fois qu'il a déjà arpenté le toit, vérifié les fuites, les joints, la peinture.....

Daniel est redescendu......du toit (pas de son piédestale)


mercredi 2 juin 2010

Le silence est d'or....

Pas d'inquiétude, nous allons bien...
Ce long silence ?
Peut être une lassitude, peu de matière, mais surtout beaucoup d'activités en prévision de notre nouveau Home. Nous avons profité d'un mois super calme au niveau de la clientèle (idem l'an passé) pour finaliser les travaux : electricité, plomberie pour Daniel, plus rien ne lui résiste ! même pas les écroux du lavabo et moi ?.... finitions peintures et couture.
Nous avons enfin pu déménager , chaque chose a trouvé sa place, mais il manque qq bricoles.
J'avais promis des photos vous attendrez encore ; je veux que tout soit en place avant de vous les envoyer.

Nous avons eu besoin de nous échapper 48 h avant le rush du mois de juin ! (enfin presque ! toujours pas de Français à l'horizon), mais WE prochain complet : car festival de Kirkwood, fête de la Sun Valley ou l'on expose artisanat, et ressources du secteur et l'on peut boire beaucoup et manger surtout ! en écoutant des groupes locaux et un peu moins ; qui tentent d'animer une foule réjouie mais irrémédiablement assise, je sais bien qu'on ne se lève plus, que pour Danette, mais moi dès que ça swingue un tout ptit peu j'ai des fourmis dans les pieds et les guiboles qui tricotent, donc l'an passé j'ai dû passer pour une allumée : prête à recommencer cette année ! (on va qd même y faire un tour)

Ah j'aurais pu vous parler d'un autre Festival, le Cheese Festival de Franshoeck, excusez du peu, vous avez bien compris, l'Afrique du sud avec sa vingtaine de fromages s'offre un festival du fromage. On y trouve qq locaux mais bien sûr du Brie, du Camembert, du Gouda, du Gruyère de l'Appenzel, ça c'est de la mondialisation du savoir faire. Il y avait aussi beaucoup d'olives, sous toute ses formes, j'adore le chutney ! mais aussi n'oublions pas le verre de lance de la région et son goulayant breuvage, c'est rigolo vous achetez votre verre à l'entrée et vous pouvez dégustez à tous les stands
Nous avons surtout goûté tous les fromages, très interressés par leur provenance ! nous en avons acheter 6 ou 7 pour un prix exorbitant, mais nous souhaitions apporter un plus (comme si besoin était) au lunch prévu le WE suivant pour l'alliance Française, avec en invité d'honneur Mr l'ambassadeur. Ouahou quelle aventure ! un peu d'adrénaline dans ma vie si tranquille !
Banco j'ai dit à Daniel, quand il m'a demandé si j'étais OK ? une trentaine de personne avec l'ambassadeur en prime ! (il avait déjà dit oui, évidemment) Alors pour les mauvaises langues qui pensent déjà que c'est Daniel qui.... et bien Non ! rien de rien, Daniel ne devait pas entrer dans le défi que je relevais. D'ailleurs il n'aurait pas eu le temps.
J'ai patissé pendant une journée complète, pour les feuilletés : fromage et jambon, tomate et thon, mini pizza, cake aux olives et son coulis, tiramisu et bien sûr le pain maison !
un jour pour cuisiner le poulet à la mangue et sa ribambelle de légumes . purée de patate douce, carottes vichy, ratatouille, là j'avoue que les filles m'ont aidé pour tous les légumes car il y avait aussi les salades, vertes, tomates, mais aussi salades de fruit
J'avais aussi fait des filets mignons avec des gratins dauphinois.
Vous aurez deviné qu'à manger pour 25, annoncé au moment de faire les courses, il y en avait pour 37 à l'arrivée, (là j'étais un peu juste en vaisselle !) et bien sûr les filles et nous mêmes avons pu largement manger les jours suivants, je ne ferai jamais de restauration, je coulerais la boîte en une saison.
Le défi était largement relevé, organisation tip top, ben oui j'ai bien droit aux félicitations de moi même, pour une fois ! et surtout les gens était contents, mais d'Ambassadeur pas vu l'ombre, dommage il à tout raté ! Pas moi !

Donc tout ça pour vous dire que nous avions besoin de s'aérer le neurone, nous sommes partis 2 jours visiter l'arrière pays et bien sûr déposer qq brochures pour notre pub.
Quand nous venions visiter l'Afrique du Sud, nous voyagions cosi, jamais du 3 étoiles, mais nous choisissions des guest house confortables, maintenant nous testons les back pakers et ce pour plusieurs raisons : notre clientèle est à 80 % back pakers donc
1- nous pouvons ainsi découvrir les prestations des collègues et conseiller notre clientèle
2-nous pouvons éventuellement s'inspirer des bonnes idées
3-nous dormons gratis ! he oui c'est la règle, et nous leur rendons la pareille quand ils viennent chez nous. Je trouve celà très sympa.
Maintenant je comprends pourquoi les clients s'extasient devant le confort de notre maison et surtout de la cuisine et de la propreté en général ! Car les back c'est plutôt du camping amélioré
les cuisines se limitent souvent à qq plaques de cuissons et une table, tout est de bric et de broc et pour le nettoyage il parait laissé au bon vouloir des clients.
Pour les chambres la déco est souvent originale et sympa mais ne vous avisez pas de regarder la propreté des duvets ou des oreillers, et moi ici je fais la chasse et quand par hasard quand je fais un lit et que je découvre un duvet ou un oreiller taché, je leur fais la leç0n !

Oublions celà, nous sommes allés 200 Km à l'intérieur et nous avons eu la sensation d'être en Afrique ! Déjà les paysages beaucoup plus typés avec des montagnes à perte de vue, et surtout les habitants en majorité noire non parqués et barricadés dans des townships, mais des villages à flan de colline en harmonie aves la nature, le relief , et l'exposition solaire.
Vision de liberté, de paix, et de sérénité. Vision idéalisée sans doute, et j'en ai bien conscience, mais il y a des symboles forts qui influent sur le comportement des gens, et mettre des barrière autour d'un village c'est aussi leur mettre des barrières dans leur vie, qui est déjà assez limitée vu leur contexte économique, et c'est aussi engendrer de la méfiance à leur égard.

Nous avons découvert un village touristique, au dessus d'une montagne, ou toute l'ambiance est inspiré des fées, on y trouve des promenades avec des sculptures, le resto de l'arbre enchanté, la forêt enchantée, c'est vraiment sympa et il y neige au mois de juillet, du coup ils fêtent Noël en juillet ! c'est pas banal.
Nous y avons passé un excellent moment, pris possession d'une petite maison avec 2 chambres et salon cuisine, mais c'était glacial ! mais oh bonne surprise une cheminée minuscule mais fonctionelle, le bonheur, une bonne réserve de bois posée dehors, nous demandons au manager s'il a de l'allume feu car il n'y a ni petit bois, ni papier, il nous amène une boîte d'allumette et une bougie !!! et bien Daniel a réussi à nous faire un vrai feu, avec une allumette et une bougie !
Comment a t-il fait ? je vous pose la question ?
Toute mon admiration pour celui qui trouve !
A encore un détail des découvertes, des hortensias partout dans le jardin et dans la forêt enchantée avec des fleurs plus grosses qu'en Bretagne, du jamais vu, au moins 40 cm de diamètre !
Voili, voilou, vous savez tout
A +

mardi 6 avril 2010

Vaudeville


Les humoristes n'ont plus le droit à la caricature des hommes politiques, soit
Mais les ministres, ont le droit aux insultes graveleuses à la bigard
Après casses toi pôv con
Vous serez très "Parisien" en disant "tu la sens Félix" ah ! sorti de son con-texte ça fait drôle
j'esplique pour ceux qu'ont pas suivi
c'est juste une menace de sanction au directeur de Rue 89 qui cautionnent les journalistes "pourris" qui diffusent la vidéo sur laquelle ils se font insultés par le dit ministre

Quand les ministres piquent le job des humoristes......
La politique s'entartuffe, sans Tartuffe,


Et puis dernière répétition pour le lancement de "Au théàtre bon soir"
je vous dévoile le titre " Château de Paille d'Italie"

Acte 1 Scène 1
"L'empereur se couche avec son épouse
Car....olina entendez vous ce bruit ?
Mais oui mon amour, c'est le bruit qui court
Prenez votre camomille, vous devez dormir
Le médecin vous l'a recommandé"
Scène 2 Travaille, travaille

Acte 2 L'empereur rend visite à sa rivale en angleterre
un sous fifre s'enquiert : "n'avez vous pas de souci sur les bruits de court
Mais non, je joue tellement de matchs en ce moment que je n'entends que les balles qui sifflent à mes oreilles"
Le lord penseur :
"Mais pour qui sont ces serpents qui sifflent sur ces têtes ?"
Acte 3
De retour au château
L'empereur en colère fait venir ses conseillers, sa garde rapprochée,
"Le bruit à couru jusqu'en Angleterre, je suis déshonnoré
Qu'on me trouve ce fieffé menteur qui colporte des ragots sur la famille royale
Qu'on le pende sur le champ de Mars en Avril
et qu'on le laisse exposé jusqu'à l'été
Afin qu'il serve d'exemple"
Acte 4
Lit royal 23 H
"Mais enfin, mon empereur adoré
Calmez vous !
Bouuuuuhhhhhhhhh Carolina Bouoooouuuhhh
Je crois qu'on ne m'aime pas
Mais non mon amour, tout le monde vous adore
C'est vraiiiiii ???????
Ouiiiiiiiiii, buvez votre camomille
Le médecin vous la recommandée"
Minuit
Il dort.....
Carolina descend 4 à 4 les escaliers du château à pied nu
Glisse sur une marche, se rattrape de justesse
"Merde, j'me suis cassé un ongle"
Va frapper chez son garde du corps
Il entrouvre la porte, elle lui glisse un papier
et remonte aussi vite à la sa chambre

Le lendemain matin, entre les croissants et le bouquet de roses sur le plateau du breakfeast royal, la Gazette....
L'empereur s'en saisit et s'écrie
"Je vous l'avais bien dit que c'était un complot
C'est écrit là !
Quelqu'un veut ma tête,
Je défierai Dame O Cless
et tous ses acolytes
Je ne m'appelle pas Henri"


Le rideau rouge orné de lys blancs tombent (pas les lys, le rideau, cancre)

Vous croyez que je vais aller en prison ?
Vous m'apporterez du chocolat,
pour les oranges j'ai ce qui faut !

lundi 5 avril 2010

Les oursons sont sortis de leur tanière


SCOOP
AVIS A LA POPULATION

Buba et Boby (c'est pas une blague) 2 petits oursons sont nés en Janvier à Orsières au dessus de Vallorbe. Avec les premiers rayons de soleil, ils montrent leur bout de museau en dehors de leur tanière sous la surveillance rapprochée de leur maman.
Allez y, petits ou grands, vous tomberez sous le charme de ces deux peluches, nous avons admirés leurs grands frères et c'est vraiment trop craquant d'autant que le parc est très bien aménagé pour bien les voir.
Coup de patte of South Africa

samedi 27 février 2010

Une belle initiative

Je ne sais pas qui est à l'origine du projet , toujours est il que depuis une semaine un train aménagé en cabinet médical ,un wagon par spécialité : ophtalmo, dentiste, généraliste, psychologue, est à quai dans le village.
Le premier jour ils ont reçu 700 patients !
Ce sont des jeunes médecins qui viennent de terminer leur cursus et des étudiants qui pratiquent.
Je me suis laissé dire qu'ils allaient comme ça passer un an, à donner des soins dans tous les villages qu'ils traversent.
Je trouve ça fantastique que des jeunes donnent de leur temps pour soigner le tout venant et pas tout de suite rechercher le profit dans un cabinet où près d'un ponte pour démarrer sous sa lumière.
Les soins ont un prix dérisoire, symbolique, mais qui finalement responsabilise les gens.
Des milliers de personnes auront pu profité de cette oportunité.
Ce geste est plus que d'utilité publique, car même dans les dispensaires de village ils doivent souvent attendre une semaine pour se faire arracher une dent et du coup n'y vont pas, surtout les hommes qui ont plus tendance à avoir recours à la médecine traditionelle.
Pour l'ophtalmo ils ressortent avec la paire de lunettes, je trouve ça génial.
J'ai vu aussi des classes entières accompagnées de leurs instits.
Belle oeuvre humanitaire locale, qui correspond à de réels besoins, enfin de l'argent bien placé.


dimanche 21 février 2010

Rien à dire

Et vous ?

samedi 13 février 2010

Pouvoir

C'est toujours interressant de faire la queue à la banque.
A priori je déteste attendre, alors pour tromper l'ennui je regarde autour de moi et j'observe l'attitude des gens, je me demande ce qu'il font dans leur vie.
La dernière fois ce n'était pas difficile à deviner, le pétard gros comme un pétard ; accroché à la ceinture ne laissait pas de doute que cela était un flic en civil qui voulait qu'on sache qu'il était flic. J'étais fasciné par cet objet que je voyais pour la première fois d'aussi près, je me demandais comment et combien de temps il mettait pour dégainer mais surtout comment c'est possible d'afficher un truc pareil et qu'éprouvait il, lui, qui savait que ce pistolet sur son jeans brun trop serré aux entournures, le mettait encore plus en évidence, pas un pli pour le masquer : la volonté de montrer le pouvoir conféré par cet objet qui peut donner la mort ?
Sa démarche à la "Aldo Maccione" confirme mon hypothèse !

Souvent c'est l'attitude des blancs qui est instructive, ils se saluent entre eux, même moi qui ne les connait pas, je dois faire partie de la "communauté", en principe les femmes sont dans la colonne est attendent tout comme moi, qqunes échangent avec les locaux mais c'est souvent pour leur expliquer que : Non, ils ne doivent pas aller au guichet sans faire la queue, ou que "elle est la première devant la porte et défend sa place, même si elle vient d'arriver, ils n'avaient qu'à faire la queue, ne pas attendre sur le muret, (ils arrivent souvent avant l'ouverture des portes au gré de la chance qu'ils ont eu pour trouver une voiture qui aura bien voulu les "charger sur le pont arrière"), forcément ils attendent assis à l'ombre, et à l'ouverture la colonne se fait dans le plus grand respect du temps d'attente, mais femme blanche pas d'accord et applique sa règle, attendre devant la porte en plein soleil, en rang d'oignons.

Les plus "drôles" sont les hommes, mais celà provoque chez moi une réaction de colère que je n'exprime que par mon regard assassin, j'en ai déjà tué qquns.
Ils entrent comme une bourrasque se faisant bruyants et imposants, pas difficile gabarit commun : 100 kg 1m90, le regard haut perché, ils ignorent les personnes en attente, les contournent par la droite par la gauche, à la recherche d'un hypothétique guichet qui s'ouvrirait juste pour eux, cherchent à contacter un administratif gradé qui travaille à l'abri des clients, et ça marche ! juste le temps de leur dépot et pfuiit le guichet se referme !
Moi je bouillonne !
Le dernier en date même scénario mais une variante pour le happy end, est allé glisser son bras devant la personne au guichet pour déposer sa pochette et accompagnant ce geste impoli de déni de celui qu'il a presque bousculé, il a tonitrué en s'adressant à la guichetière noire "pourquoi il n'y a pas d'autres guichets ouverts, j'ai pas le temps d'attendre, je travaille moi ! je
reviens à 2 H pour chercher le reçu de mon dépot, Mademoiselle"... sous entendu : y a intéret à ce qu'il soit prêt ! Je ne pense pas qu'il aurait traité une blanche avec aussi peu d'égard, de même que la personne qui était devant le guichet. Il est reparti à grandes enjambées avec un regard de mépris sur tous ces pauvres c... qui avaient du temps pour attendre leur tour...
Je l'ai fusillé du regard... encore un

dimanche 7 février 2010

Soleil d'Afrique

Vous parler de l'Afrique sans vous parler, du soleil de la chaleur c'est comme parler de la Franche Comté sans mentionner la neige !
Il y a 1 mois environ le soleil se levait à 4 H maintenant je ne sais pas, néanmoins les matins sont frais jusqu'à 7 H parfois brumeux, parfois ciel bleu éclatant mais l'un ou l'autre ne présage pas forcément d'un soleil assuré ; mais la chaleur, oui, elle arrive d'un coup, et devient vite écrasante et plombante, pas d'air où presque jusque vers midi, même sous nos grands arbres le frais de la nuit s'estompe peu à peu.
Les oiseaux se taisent, laissant le cri strident des crickets emplir tout l'espace, ils sont partout, la nuit tombant ils cèderont leur coeur à celui des crapauds qui bercera notre nuit.
Les après-midi sont ventés, comme c'est agréable cette brise rafraîchissante.
Les soirées sont exquises, avec pour ciel de fond un millier d'étoiles....
Nous sommes au plein coeur de l'été.
Nous sommes privilégiés bien sûr et l'on peut profiter de l'un ou de l'autre à notre convenance ou presque, à noter que s'il fait 30 dehors il fait 28 dedans....mais on va pas se plaindre.
Nous n'avons pas à subir la réverbération et la chaleur sur l'asphalte pour aller acheter notre pain ou la bouteille de lait à 2 km ou plus, à pied c'est long, même sous un parapluie.
Le pire, je pense, c'est le long des routes poussièreuses ou chaque passage de voiture soulève un nuage qui vous enveloppe et colle à la peau.
Quand le vent est de la partie c'est par tourbillons qu'il vous l'apporte. Vous fermez les yeux, la bouche, autant que vous pouvez, en essayant d'esquiver, (souvenir d'une roue crevé en plein bush), les tourbillons se suivent par la droite par la gauche...les yeux piquent, et les dents crissent,
Pour beaucoup ici, c'est leur quotidien car tous n'ont pas de véhicule.
J'imagine ces maisons isolées dans le Karoo par 40° ou plus. On les voit à des Km car aucun arbre tout autour, le bush à perte de vue, même pas la hauteur des buissons du bush, parfois que les restes de l'herbe roussie par le soleil.
Pour aller à ces maisons, une route bien sûr, mais aussi tant de petits sentiers, foulés par des pieds nus, sous la brûlure d'un soleil ardent pour rejoindre les leurs, ils marchent sur les traces de leurs ancêtres.... c'est à peu près tout ce qui leur reste de l'époque ou cette terre leur appartenait.

mardi 19 janvier 2010

Les beignets de Carnaval

A défaut d'us et coutumes locaux à propos de carnaval
A la demande unanime de mon fils je lui envoie la recette des beignets

il faut :
3 oeufs
1/4 L crème EPAISSE
1/2 tasse de sucre
1 cuillère (à café) arasée, de : sel
1/2 paquet de levure
2 à 3 cuillères à soupe de Rhum (ou autre parfum)
500 g de farine (ça fait des beignets pour les copains)
2 L d'huile (He oui, faut la changer souvent, because elle devient noire avec les excédents de farine, qui je te rappelle, permet de décoller les beignets de la table que tu auras bien sûr au préalable nettoyée, plutôt deux fois qu'une !
D'ailleurs j'avais essayé le tapis Tupperrienpourattendre mais c'est de la Fout..se : essayer d'aplatir de la pâte sur un plastique qui s'enroule ! Essayé pas pu ! Chu pas une pro du tuperjegagne)

Ne pas oublier :
1 Roulette (ça fait de jolis dessins)
1 spatule (ça peut aider pour décoller)
1 poele (c'est mieux pour cuire)
Quand t' as tout, tu peux : (tu ne fais pas partie de la ligue "anti oeufs battus" ?)
Battre les oeufs avec énergie, y z'adorent ça eux
Ajouter et mélanger
crème
sucre
rhum
sel
levure ..........................d'un coup et bien mélanger
Incorpore la farine petit à petit, tout d'abord au fouet (attention aux grumeaux) tiens le mot existe même en anglais, (lump) mais je pensais que grumeau était Frincomtois ! et ensuite avec cuillère en bois, ensuite à la main.
Inutile de la faire lever
Quand t'en es là ; t'appelles Olivier pour qu'il t'aide, ou qui tu veux, mais le tout, est de jongler avec la t° de l'huile que tu mettras à chauffer quand tu commence à étaler une première petite boule de pâte : Fine, fine, Fine, et découpes les beignets (rapide) , ne pas oublier les coup de roulette en travers.
Le plus dur c'est de les décoller
Tu les plonges dans l'huile très chaude pour qu'ils gonflent, mais ensuite elle continue de chauffer, donc le mieux c'est de faire suivre rapidement pour garder une t° constante, ça cuit très vite, à peine le temps de te retourner pour en prendre deux, un qui reste collé à la table que t' avais pourtant farinée avant d'étaler ta pâte et voilà un qu'a presque brûlé.
C'est pour ça que t'as besoin d'Olivier : parce qu'il les strie, les décolle (c'est le roi du décollage) pendant que tu les plonges, les sorts, les fais égouter sur du papier absorbant, les sucres pendant qu'ils sont chauds, et les ranges délicatement dans une boîte à biscuits (ou ce que veux d'ailleurs) peu importe le contenant pourvu qu'on aie l'ivresse.
Ouf ! fait chaud dans la cuisine !
Bon je viens t'aider ou c'est toi qui vient ?
mais pas avant le 27 car après demain nous partons à Cape Town pour aller chercher Mamylie, Sylvia, Blaise et une de leurs amies et nous périgrinerons pendant une semaine pour revenir à Addo
Yessss
Une pensée pour tout ceux qui bossent
Bisouxxxxxxxxx




jeudi 14 janvier 2010

J'ai raté trois photos...

Non pas ratées mal faites, si au moins ; non, raté, raté, pas faites.
J'enrage !
La première
Un matin, je prends ma ptite pochette que j'accroche en bandoulière dans tous mes déplacements pour avoir mon permis etc... je la trouve trops lourde et la déleste de mon appareil photos. Je pars chercher Portia et qu'est ce que nous voyons ? un groupe de jeunes gens qui chantent à tue tête, il est 7 H du mat, intriguée je suis.
Je vous décris la scène
Un jeune homme avec un grand baton en tête d'un petit cortège
Derrière lui, 3 jeunes Garçons (c'est Portia qui me la confirmé) car je ne les ai pas vu eux, j'ai vu : 3 couvertures blanches avec une rayure noire sur le devant, dont les deux extrémités étaient tenues autour d'un bâton (par deux petites mimines à l'intérieur) et des petits bonhommes d'une douzaine d'année, nus sous la couverture (c'est Portia qui me la dit) dont je n'ai pu apercevoir que les yeux, par une toute petite fente.
Je suis sûre que vous avez deviné : oui ils rentraient de leur circoncision après 3 semaines de busch.
Derrière eux, des hommes les suivaient en chantant
C'est trop bête, j'aurais voulu vous faire mieux partager ce moment en l'illustrant, désolée.

La 2ième
Une Femme sortait du magasin, ce n'est pas la première fois que j'en vois une avec le visage peint en blanc, mais vraiment il émanait quelque chose de particulier de cette femme au point que je n'arrivais pas à en détacher mon regard, et quand j'ai réagi, elle s'était éloignée, et trop tard pour la photo.
Donc, imaginez une femme corpulente de fière allure, visage peint en blanc, maybe pas le front (je ne sais plus) un turban blanc sur la tête, vêtu d'un tee shirt blanc sur une jupe bleue petit motif traditionnels et par dessus un tablier blanc bordé d'un volant, le tout très couvrant et noué sur les hanches un manteau blanc (qu'elle enfilera pour officier)
Ce qui m'a le plus surpris c'est l'arc qu'elle tenait à la main ; pourquoi ?
Il était fait d'une simple branche, et d'une fine lanière de tissu qu'elle venait d'acheter au magasin, j'étais médusée, et en quelques secondes j'ai pris la mesure du monde qui nous séparait ; car je l'ai aussi imaginée dans sa séance de purification des chasseurs pour attirer le dieu de la chasse, je suppose ; car quand je demande pourquoi il se peignent le visage , on me dit "purification" et elle, doit avoir le "pouvoir"....
Voilà deux traditions qui restent bien ancrées dans leurs moeurs, et moi ça me laisse coîte !
Pas vous ?

Pour la 3 ième, une prochaine fois .....

mardi 12 janvier 2010

Un climat de plus en plus dégradé dans les hôpitaux...

c'est un titre qui fait la une dans vos journaux...
et moi je rajoute demain sera pire, ce n'est qu'un début...
Quand on exige de plus en plus d'un personnel qui se réduit comme peau de chagrin...
Quand ce personnel épuisé doit être malgré tout être empathique et souriant...
Il y a là qq chose de paradoxal
Faites mieux avec moins de moyens
Essayer de conjuguer Empathie avec rentabilité, et bien c'est impossible
Pour être empathique il faut du temps et le temps c'est de l'argent.
Si votre soin est quantifié à 8 minutes et que parce que vous voulez faire nieux car la personne à besoin de votre présence vous en prenez 15 et celà plusieurs fois par jours vous finirez par faire des heures sup, ou laisser du travail aux collègues et donc vous desservirez forcément d'autres patients, pardon "clients" qui auront du retard dans leurs soins CQFD, c'est mathématique.
Et bien sûr tout cela sera évalué et pris en compte dans la qualité des soins, et servira d'indicateur, pour au final : fermer le maximun d'hôpitaux, surtout les petits qui n'ont pas souvent un seuil de rentabilité exigée..et qui ne répondront pas aux critères qualité.
C'est la quadrature du cercle.
Ne vous inquiétez pas ils se transformeront en centre d'accueil pour personnes âgées puisque c'était un argument d'une certaine campagne politique d'un tout petit bonhomme très sensible au devenir des personnes âgées, mais pour ça faut des moyens et ben c'est tout trouvé.

Comparons avec ce qui ce passe en Afrique du Sud :
et je ne parle même pas d'un hôpital rural ou la désinvolture et le flegme des soignants riment avec négligence : dans la tenue, vestimentaire et corporelle, dans l'hygiène des lieux et sur eux, dans le désintéret qu'ils affichent dans leur actes, ni compassion, ni écoute, ni respect de la confidentialité, et pour les informations vous pourrez toujours attendre vous ne saurez jamais ce que vous avez. Vu de mes yeux !!!!Vu
Au mieux vous recevrez un antalgique, une injection d'antibiotiques et basta, pas de suite de TTT, retour à la case...sans touché les milles rands !!!!
C'est ainsi qu'une de mes employées a failli se retrouver en occlusion car même le minimum d'interrogatoire n'avait même pas été fait et je ne parle pas de palpation ! Elle y a pourtant fait 3 incursions et a vu à chaque fois le même médecin:
A ce stade c'est criminel, j'ai fini par l'emmener chez mon médecin généralite qui elle est vraiment très traditionnelle et super, en 3 questions elle avait cerné le problème et vérifié par l'auscultation.
Je saurai quoi faire à l'avenir.
Dans les grands hôpitaux..... froids comme des halls de gare, la déco c'est pour la prochaine coupe du monde. (pas cette année)
Quand enfin vous trouvez votre salle de RDV, spécialiste en privé vous payez d'abord ! Un saladier pour une consult à deux balles où le médecin ne se donne même la peine de lire le courrier du généraliste, affiche un sourire de suffisance permanent de : j'ai tout compris avant de vous regarder et pour l'auscultation, fait encore moins qu'un étudiant de première année, peut à votre demande instante vous balançer un diagnostique à vous faire tomber du tabouret sur le ton détaché d'un météorologiste vous annonçant de la pluie au mois de novembre.
Quand aux consultes publiques, où les gens ne payent pas, (équivalent CMU en France) alors là, c'est du grand art, ils donnent RDV un jour, mais pas d'heure, donc tout le monde se précipitent aux aurores et quand je dis aux aurores c'est peu de le dire, nous sommes à une heure de PE, donc départ à 5 H, pour arriver à 6 et trouver... salle comble, car les gens de PE font la même chose.
Début des consults à 8 h .... 9h...personne ....10 H c'est une inf du service qui vient parce que le médecin est parti....en vacances !
Je vous jure sur la tête de mes enfants que c'est vrai ! Et la pauvre, elle fait ce qu'elle peut alors elle distribue des antalgiques, ou renouvelle des ordonnances en attente d'une prochaine consulte tout aussi illusoire.
Et ils sont coutumiers du fait, certes, pas toujours en vacances, j'imagine : occupé ailleurs.
Dernièrement une de mes employées s'est rendu 3 fois pour ne jamais revoir le médecin qui l'avait opérée et moi de l'envoyer encore une fois chez notre généraliste pour enlevez des fils, je ne souhaitais pas le faire, par précaution, j'avais assuré les soins, mais ne voulais pas prendre ce risque ne sachant pas qu'elle était la couture ni quand les enlever.
Voilà le peuple Sud Africain à la peau dure et supporte sans rien dire.

A méditer avant de faire Haro sur le baudet du système Français
Que les clients mécontents et les politiques exigeants, viennent faire un tour dans les hôpitaux d'Afrique du Sud et comprendront le sens de négligence, et autre terminologie négative que l'on impute au système Français.
C'était mon coup de gueule du jour, car j'ai aimé mon boulot à l'hosto, et je vois que les conditions se dégradent avec toujours plus d'exigences.

A toujours vouloir la perfection on finit par obtenir l'imperfection
A vouloir du plus que parfait vous conjuguerez à l'imparfait bientôt
Le plus tard possible, je vous le souhaite