dimanche 30 janvier 2011

Graaff Reinet

Le WE dernier nous nous sommes échappés pour souffler un peu, car depuis début Novembre nous avons fait le plein, ou presque...
Nous sommes allés à Graaff Reinet petite ville provinciale, à deux pas de la Vallée de la Désolation en plein désert du Karoo.

Cette ville comme tant d'autres en Afrique du Sud a été le théâtre de massacres par ceux qui voulaient annexer ses terres dans les années 1800. Chargée d'Histoire et ancrée dans ses traditions elle offre un joli panel de maisons d'époques très bien restaurées, entretenues et fleuries, beaucoup d'églises, dont une en particulier qui vous accueille au bout de l'avenue principale.
Vous ne pouvez pas la louper, elle s'impose à votre vue, avec pléthore de clochetons tendus vers le ciel. A contrario, l'intérieur est sobre, feutré, moquette pourpre au sol, pas une statuette, ni un tableau, normal pour une église réformée. La pièce maitresse trône au fond de l'église : un orgue majestueux, imposant. Des rangées de bancs forment un U autour de la chaire du prédicateur, pas de nef centrale, et de chaque côté elles sont sur 2 étages. Surprenant de voir des balcons dans une église mais celà permet bien sûr, d'accueillir une plus grande foule. Les Africaners sont très pratiquants, même à l'heure actuelle.

Nous avons visité leur musée, dans une des anciennes maisons typiques du lieu : beaucoup de bois : jaune et encaustiqué pour les sols, noir pour les plafonds qui vous dominent à 4 m.
Nous avons pu observé l'évolution de leurs us et coutumes depuis 2 à 3 cent ans à travers leur mobiliers, vêtements, outils, jouets, métiers des hommes qui tournaient surtout autour de la terre, et pour les femmes, couture et broderie à me faire pâlir de jalousie ! han comme c'était beau...
Ce musée m'a évoqué un peu l'écomusée de Nancray, leur mise en scène, les rend vivants et réveille parfois des souvenirs d'enfance....Si si...
Ah jeunesse quand tu fous le camp !!!

Nous avons découvert un jardin fou ! tenu par un fou ! .... de cactus. Du jamais vu, du plus minuscule au plus grand, plusieurs mètres, au plus rond, au plus large, au plus piquant au plus laineux, touffu, fleuri. Une heure pour faire le tour et choisir quelques spécimens !

Nous avons apprécié l'ambiance chaleureuse du restaurant "les Pionners" ça ne s'invente pas ! et leur cuisine traditionnelle : le "Bobotie" sorte de hachis de viande gratiné accompagné de patate douce et autres légumes du terroir.

Nous avons encore plus apprécié d'être seuls dans un guest house fort sympathique aux couleurs toniques et profité de la piscine, il y avait bien longtemps que nous avions goûter à ce plaisir.
Nous y réfléchissons pour notre guest, mais pour l'instant ce n'est pas la priorité, nous avons deux autres gros projets qui vont démarrer sans tarder....

Daniel me souffle que j'ai omis de vous dire : Graaff Reinet c'est le "joyau du Karoo" ! Effectivement, ça vaut un ptit détour pour ceux qui penseraient se limiter à longer la côte. Celui qui n'a pas plongé dans la chaleur toride du Karoo n'a pas senti l'Afrique du Sud.
Il y a qq chose de fascinant et intense qui chaque fois me plonge dans mes rêveries et je les imagine avec leurs chars à boeufs, trainant ce qui peut reconstituer une maison, et toute leur richesse : femme, enfants, bétail et cette volonté innébranlable de chercher cette terre promise par les saintes écritures ! C'est ainsi qu'ils les interprétaient, ils étaient "des envoyés de Dieu" et même les esclaves leurs étaient dûs.

Je vous reparlerai du Karoo....

vendredi 14 janvier 2011

Compte de Noël



1 2 3 4 5
... petis oisons

1 2 3 ... grandiront

1 ... s'envolera

2 ... resteront

1 ... s'envolera

1 ... restera

1 ... s'envolera

et ... moi

je restera... avec de beaux souvenirs
de ces bébés orphelins, règlés comme des pendules
qui dormaient 1 heure les uns uns contre les autres,
au fond de leur panier douillet
et puis leur piou-piou-piou pour aller dehors
et puis l'agitation dans leur cage pour rentrer
dans leur chambre, pour manger à nouveau,
pour faire leur toilette dans la ptite bassine
et plonger à nouveau dans leurs paniers

au début c'était 6 fois par jour,
ensuite ce fût 4 fois et puis 3

et puis j'ai pu les sortir de la cage, pour qu'ils se dégourdissent les pattes
qu'ils apprennent à brouter
et ils rentraient derrière moi à la queue leu leu
quand j'avais passé une heure à les surveiller
pour éviter une rencontre malencontreuse avec mes chats
je les appelais, ils venaient du plus grand au plus petit
c'était vraiment marrant et ça faisait rire les clients

progressivement je les ai habitués à leur nouveau parc, d'abord le jour,
ils faisaient la sieste sur les mêmes linges qu'ils avaient dans leur panier
mais cette fois ci dans la petite cabane qui avait servi de niche à mes chiens quand ils étaient petits.
et puis les nuits, quand elles sont devenues clémentes
là aussi c'était règlé
vers 6 H le soir, elle venaient me chercher à la maison
car à ce moment là elles passaient leur journée dehors
et je leur portais leur pâtée qu'elles avalaient goulûment
petit tour dans leur petite piscine pour la toilette
et elles s'enfilaient dans leur cabane quand la nuit tombait
je fermais pour les protéger des prédateurs

un jour un journaliste qui passait la nuit chez nous, nous a interviewés à propos du guest
pour une revue locale, à la fin de l'interview, je vais donner à manger à mes oies,
quand il les voit, il prend des photos et veux que je lui raconte leur histoire,
ce que je fais volontiers, et je conclue en disant : "j'ai pris soin d'elle mais la seule chose que je ne peux pas faire, c'est leur apprendre à voler", elles avaient déjà un peu de retard.

Le lendemain coup de fil de la TV : c'est vous qui avez des oies ????
......oui.....?????
on voudrait les filmer et faire une interview...qui passera à la fin du journal de 19H
Daniel : OK !.... mort de rire !

Ils sont venus le lendemain ! et c'est moi qu'ils voulaient interviewer
Je trouvais ça complètement ridicule et tentais d'expliquer qu'une autre femme qui sponsorise les crêches du village méritait plus, leur attention.
Rien à faire ; ils ont filmé : qd je les appellais, qd je leur donnais à manger, qd elles me suivaient au salon un peu effrayées par ces personnes qu'elles ne connaissaient pas.
La seule phrase que j'ai prononcé devant la caméras était la conclusion de la 1 ère interview
Deux jours après tout le village à pu voir pendant 30 secondes : Claude Boegli (sous titré) et ses oies*.


En fait qq jours après, la plus petite, n'a pas maîtrisé son premier envol...elle a atterri, sur la route ! Heureusement, les voitures se sont arrêtées pour la laisser repartir, ce qu'elle a fait mais cette fois pour atterrir dans le champ d'à côté puis elle a disparue, laissant ses deux acolytes perplexes et moi inquiète. Elle est revenu 2 nuits après et au matin attendait sa pâtée devant leur parc.

Enhardie par cette petite expédition, elle en entraîna une autre...
Elles revenaient pour se nourrir vers 5 h du mat, signalant leur présence par un joyeux cakcakcak devant notre fenêtre de chambre...

Une nuit, rentrée plus tôt, elle se sont endormies sous les bananiers (Dixit notre jardinier qui veillait sur le guest pendant la période de Noël) mais elles se sont fait débusquer par mes chiens, qui n'ont rien trouvé de mieux que de vouloir les attraper au décollage !!!!
Résultat la ptite Zoée : une palme déchirée et sa patte immobile et repliée ne peut plus marcher, et la moyenne Chloée : une aile de travers ne peut plus voler !
J'étais furieuse et désolée, et ne sachant que faire, j'ai essayé de les immobiliser pour observer, mais panique à bord, et ensuite chaque fois que je les approchais elles fuyaient.
J'ai du remettre la petite dans son parc, interdire à mes chiens de les approcher à moins de 5 mètres, et laisser faire la nature.
La convalescence à duré une quinzaine, peu à peu la patte se posait, l'aile se redressait.

Pendant ce temps Mme Léonie qui avait du retard à l'envol, faisait des sorties de + en + longues.
Elle a vite découvert l'étang derrière le guest et tous les jours allait s'y baigner et trouvé une autre nourriture.
Dès qu'elle pu, Zoée l'a suivi, meilleure en vol qu'à la marche et très vite pris son envol pour ne plus revenir....

Après son départ, l'attitude des 2 autres a changé, elles ne voulaient plus aller dans le parc, même pour manger, dès que je m'éloignais elles me suivaient et ont décidé d'établir leur campement devant la porte du salon, ou dès qu'elles pouvaient.... dans le salon ! Et c'est très sâle une oie, ça défèque toutes les 3 minutes....
Elles ont aussi découvert la gammelle des chats et décrété que c'était un mets de choix, pendant 3 semaines, elles ne broutaient plus ; se gavant de pâtée au moins 4, 5 fois par jour, plus les croquettes des chats qu'elles venaient piquer qd je faisais mine de pas les voir, et entre deux, qq siestes pour la digestion.

Après la dernière pâtée de 6 H qu'elles me réclamaient, elles me signalaient...cakcakcak...
qu'elles partaient sur l'étang pour la nuit, et retour vers 5 h du mat...
Il va de soi que je les encourageais....cakcakcak !

La semaine dernière, à qq jours d'intervalle, l'une, puis l'autre, à pris une autre direction et n'est pas revenue...
J'ai enfin compris pourquoi elles se sont gavées comme des oies....


* Modestie à part : le reportage complet, est passé sur un programme pour enfants.

Assez de cacardage, à bientôt !


samedi 1 janvier 2011

"Il faut continuer à réformer le pays

...et ne pas sombrer dans l'immobilisme prôné par les socialistes qui n'ont aucune idée pour faire avancer le pays. Il faut renforcer l'arsenal législatif pour interdire les intempéries illégales. La France ne peut pas accueillir toute la neige du monde et la neige clandestine a vocation à être expulsée du pays. Par ailleurs la neige présente légalement sur notre sol doit respecter les lois de la République." - Passepartout 1er - Roi des Francs.

En réaction à Sarkozy juge inacceptable «les agressions dans le métro» et la «désorganisation» due à la neige

Ben voilà un commentaire piqué sur Libé qui met d'excellente humeur et je ne ne me refuse pas le plaisir de le partager avec vous....

Je pense que tout le monde aura besoin de rire en 2011 alors autant commencer tout de suite !!!

Cela est donc juste une introduction aux voeux que je formule pour vous tous : une bonne santé c'est le principal, et beaucoup d'Amour, de rencontres, d'échanges, de rire, de curiosité, de regard, d'écoute, et du temps pour vivre,

prenez le temps d'arrêter le temps et respirez les choses simples de la vie... ça sent le bonheur !