samedi 27 février 2010

Une belle initiative

Je ne sais pas qui est à l'origine du projet , toujours est il que depuis une semaine un train aménagé en cabinet médical ,un wagon par spécialité : ophtalmo, dentiste, généraliste, psychologue, est à quai dans le village.
Le premier jour ils ont reçu 700 patients !
Ce sont des jeunes médecins qui viennent de terminer leur cursus et des étudiants qui pratiquent.
Je me suis laissé dire qu'ils allaient comme ça passer un an, à donner des soins dans tous les villages qu'ils traversent.
Je trouve ça fantastique que des jeunes donnent de leur temps pour soigner le tout venant et pas tout de suite rechercher le profit dans un cabinet où près d'un ponte pour démarrer sous sa lumière.
Les soins ont un prix dérisoire, symbolique, mais qui finalement responsabilise les gens.
Des milliers de personnes auront pu profité de cette oportunité.
Ce geste est plus que d'utilité publique, car même dans les dispensaires de village ils doivent souvent attendre une semaine pour se faire arracher une dent et du coup n'y vont pas, surtout les hommes qui ont plus tendance à avoir recours à la médecine traditionelle.
Pour l'ophtalmo ils ressortent avec la paire de lunettes, je trouve ça génial.
J'ai vu aussi des classes entières accompagnées de leurs instits.
Belle oeuvre humanitaire locale, qui correspond à de réels besoins, enfin de l'argent bien placé.


dimanche 21 février 2010

Rien à dire

Et vous ?

samedi 13 février 2010

Pouvoir

C'est toujours interressant de faire la queue à la banque.
A priori je déteste attendre, alors pour tromper l'ennui je regarde autour de moi et j'observe l'attitude des gens, je me demande ce qu'il font dans leur vie.
La dernière fois ce n'était pas difficile à deviner, le pétard gros comme un pétard ; accroché à la ceinture ne laissait pas de doute que cela était un flic en civil qui voulait qu'on sache qu'il était flic. J'étais fasciné par cet objet que je voyais pour la première fois d'aussi près, je me demandais comment et combien de temps il mettait pour dégainer mais surtout comment c'est possible d'afficher un truc pareil et qu'éprouvait il, lui, qui savait que ce pistolet sur son jeans brun trop serré aux entournures, le mettait encore plus en évidence, pas un pli pour le masquer : la volonté de montrer le pouvoir conféré par cet objet qui peut donner la mort ?
Sa démarche à la "Aldo Maccione" confirme mon hypothèse !

Souvent c'est l'attitude des blancs qui est instructive, ils se saluent entre eux, même moi qui ne les connait pas, je dois faire partie de la "communauté", en principe les femmes sont dans la colonne est attendent tout comme moi, qqunes échangent avec les locaux mais c'est souvent pour leur expliquer que : Non, ils ne doivent pas aller au guichet sans faire la queue, ou que "elle est la première devant la porte et défend sa place, même si elle vient d'arriver, ils n'avaient qu'à faire la queue, ne pas attendre sur le muret, (ils arrivent souvent avant l'ouverture des portes au gré de la chance qu'ils ont eu pour trouver une voiture qui aura bien voulu les "charger sur le pont arrière"), forcément ils attendent assis à l'ombre, et à l'ouverture la colonne se fait dans le plus grand respect du temps d'attente, mais femme blanche pas d'accord et applique sa règle, attendre devant la porte en plein soleil, en rang d'oignons.

Les plus "drôles" sont les hommes, mais celà provoque chez moi une réaction de colère que je n'exprime que par mon regard assassin, j'en ai déjà tué qquns.
Ils entrent comme une bourrasque se faisant bruyants et imposants, pas difficile gabarit commun : 100 kg 1m90, le regard haut perché, ils ignorent les personnes en attente, les contournent par la droite par la gauche, à la recherche d'un hypothétique guichet qui s'ouvrirait juste pour eux, cherchent à contacter un administratif gradé qui travaille à l'abri des clients, et ça marche ! juste le temps de leur dépot et pfuiit le guichet se referme !
Moi je bouillonne !
Le dernier en date même scénario mais une variante pour le happy end, est allé glisser son bras devant la personne au guichet pour déposer sa pochette et accompagnant ce geste impoli de déni de celui qu'il a presque bousculé, il a tonitrué en s'adressant à la guichetière noire "pourquoi il n'y a pas d'autres guichets ouverts, j'ai pas le temps d'attendre, je travaille moi ! je
reviens à 2 H pour chercher le reçu de mon dépot, Mademoiselle"... sous entendu : y a intéret à ce qu'il soit prêt ! Je ne pense pas qu'il aurait traité une blanche avec aussi peu d'égard, de même que la personne qui était devant le guichet. Il est reparti à grandes enjambées avec un regard de mépris sur tous ces pauvres c... qui avaient du temps pour attendre leur tour...
Je l'ai fusillé du regard... encore un

dimanche 7 février 2010

Soleil d'Afrique

Vous parler de l'Afrique sans vous parler, du soleil de la chaleur c'est comme parler de la Franche Comté sans mentionner la neige !
Il y a 1 mois environ le soleil se levait à 4 H maintenant je ne sais pas, néanmoins les matins sont frais jusqu'à 7 H parfois brumeux, parfois ciel bleu éclatant mais l'un ou l'autre ne présage pas forcément d'un soleil assuré ; mais la chaleur, oui, elle arrive d'un coup, et devient vite écrasante et plombante, pas d'air où presque jusque vers midi, même sous nos grands arbres le frais de la nuit s'estompe peu à peu.
Les oiseaux se taisent, laissant le cri strident des crickets emplir tout l'espace, ils sont partout, la nuit tombant ils cèderont leur coeur à celui des crapauds qui bercera notre nuit.
Les après-midi sont ventés, comme c'est agréable cette brise rafraîchissante.
Les soirées sont exquises, avec pour ciel de fond un millier d'étoiles....
Nous sommes au plein coeur de l'été.
Nous sommes privilégiés bien sûr et l'on peut profiter de l'un ou de l'autre à notre convenance ou presque, à noter que s'il fait 30 dehors il fait 28 dedans....mais on va pas se plaindre.
Nous n'avons pas à subir la réverbération et la chaleur sur l'asphalte pour aller acheter notre pain ou la bouteille de lait à 2 km ou plus, à pied c'est long, même sous un parapluie.
Le pire, je pense, c'est le long des routes poussièreuses ou chaque passage de voiture soulève un nuage qui vous enveloppe et colle à la peau.
Quand le vent est de la partie c'est par tourbillons qu'il vous l'apporte. Vous fermez les yeux, la bouche, autant que vous pouvez, en essayant d'esquiver, (souvenir d'une roue crevé en plein bush), les tourbillons se suivent par la droite par la gauche...les yeux piquent, et les dents crissent,
Pour beaucoup ici, c'est leur quotidien car tous n'ont pas de véhicule.
J'imagine ces maisons isolées dans le Karoo par 40° ou plus. On les voit à des Km car aucun arbre tout autour, le bush à perte de vue, même pas la hauteur des buissons du bush, parfois que les restes de l'herbe roussie par le soleil.
Pour aller à ces maisons, une route bien sûr, mais aussi tant de petits sentiers, foulés par des pieds nus, sous la brûlure d'un soleil ardent pour rejoindre les leurs, ils marchent sur les traces de leurs ancêtres.... c'est à peu près tout ce qui leur reste de l'époque ou cette terre leur appartenait.