Vous parler de l'Afrique sans vous parler, du soleil de la chaleur c'est comme parler de la Franche Comté sans mentionner la neige !Il y a 1 mois environ le soleil se levait à 4 H maintenant je ne sais pas, néanmoins les matins sont frais jusqu'à 7 H parfois brumeux, parfois ciel bleu éclatant mais l'un ou l'autre ne présage pas forcément d'un soleil assuré ; mais la chaleur, oui, elle arrive d'un coup, et devient vite écrasante et plombante, pas d'air où presque jusque vers midi, même sous nos grands arbres le frais de la nuit s'estompe peu à peu.
Les oiseaux se taisent, laissant le cri strident des crickets emplir tout l'espace, ils sont partout, la nuit tombant ils cèderont leur coeur à celui des crapauds qui bercera notre nuit.
Les après-midi sont ventés, comme c'est agréable cette brise rafraîchissante.
Les soirées sont exquises, avec pour ciel de fond un millier d'étoiles....
Nous sommes au plein coeur de l'été.
Nous sommes privilégiés bien sûr et l'on peut profiter de l'un ou de l'autre à notre convenance ou presque, à noter que s'il fait 30 dehors il fait 28 dedans....mais on va pas se plaindre.
Nous n'avons pas à subir la réverbération et la chaleur sur l'asphalte pour aller acheter notre pain ou la bouteille de lait à 2 km ou plus, à pied c'est long, même sous un parapluie.
Le pire, je pense, c'est le long des routes poussièreuses ou chaque passage de voiture soulève un nuage qui vous enveloppe et colle à la peau.
Quand le vent est de la partie c'est par tourbillons qu'il vous l'apporte. Vous fermez les yeux, la bouche, autant que vous pouvez, en essayant d'esquiver, (souvenir d'une roue crevé en plein bush), les tourbillons se suivent par la droite par la gauche...les yeux piquent, et les dents crissent,
Pour beaucoup ici, c'est leur quotidien car tous n'ont pas de véhicule.
J'imagine ces maisons isolées dans le Karoo par 40° ou plus. On les voit à des Km car aucun arbre tout autour, le bush à perte de vue, même pas la hauteur des buissons du bush, parfois que les restes de l'herbe roussie par le soleil.
Pour aller à ces maisons, une route bien sûr, mais aussi tant de petits sentiers, foulés par des pieds nus, sous la brûlure d'un soleil ardent pour rejoindre les leurs, ils marchent sur les traces de leurs ancêtres.... c'est à peu près tout ce qui leur reste de l'époque ou cette terre leur appartenait.