A priori je déteste attendre, alors pour tromper l'ennui je regarde autour de moi et j'observe l'attitude des gens, je me demande ce qu'il font dans leur vie.
La dernière fois ce n'était pas difficile à deviner, le pétard gros comme un pétard ; accroché à la ceinture ne laissait pas de doute que cela était un flic en civil qui voulait qu'on sache qu'il était flic. J'étais fasciné par cet objet que je voyais pour la première fois d'aussi près, je me demandais comment et combien de temps il mettait pour dégainer mais surtout comment c'est possible d'afficher un truc pareil et qu'éprouvait il, lui, qui savait que ce pistolet sur son jeans brun trop serré aux entournures, le mettait encore plus en évidence, pas un pli pour le masquer : la volonté de montrer le pouvoir conféré par cet objet qui peut donner la mort ?
Sa démarche à la "Aldo Maccione" confirme mon hypothèse !
Souvent c'est l'attitude des blancs qui est instructive, ils se saluent entre eux, même moi qui ne les connait pas, je dois faire partie de la "communauté", en principe les femmes sont dans la colonne est attendent tout comme moi, qqunes échangent avec les locaux mais c'est souvent pour leur expliquer que : Non, ils ne doivent pas aller au guichet sans faire la queue, ou que "elle est la première devant la porte et défend sa place, même si elle vient d'arriver, ils n'avaient qu'à faire la queue, ne pas attendre sur le muret, (ils arrivent souvent avant l'ouverture des portes au gré de la chance qu'ils ont eu pour trouver une voiture qui aura bien voulu les "charger sur le pont arrière"), forcément ils attendent assis à l'ombre, et à l'ouverture la colonne se fait dans le plus grand respect du temps d'attente, mais femme blanche pas d'accord et applique sa règle, attendre devant la porte en plein soleil, en rang d'oignons.
Les plus "drôles" sont les hommes, mais celà provoque chez moi une réaction de colère que je n'exprime que par mon regard assassin, j'en ai déjà tué qquns.
Ils entrent comme une bourrasque se faisant bruyants et imposants, pas difficile gabarit commun : 100 kg 1m90, le regard haut perché, ils ignorent les personnes en attente, les contournent par la droite par la gauche, à la recherche d'un hypothétique guichet qui s'ouvrirait juste pour eux, cherchent à contacter un administratif gradé qui travaille à l'abri des clients, et ça marche ! juste le temps de leur dépot et pfuiit le guichet se referme !
Moi je bouillonne !
Le dernier en date même scénario mais une variante pour le happy end, est allé glisser son bras devant la personne au guichet pour déposer sa pochette et accompagnant ce geste impoli de déni de celui qu'il a presque bousculé, il a tonitrué en s'adressant à la guichetière noire "pourquoi il n'y a pas d'autres guichets ouverts, j'ai pas le temps d'attendre, je travaille moi ! je
reviens à 2 H pour chercher le reçu de mon dépot, Mademoiselle"... sous entendu : y a intéret à ce qu'il soit prêt ! Je ne pense pas qu'il aurait traité une blanche avec aussi peu d'égard, de même que la personne qui était devant le guichet. Il est reparti à grandes enjambées avec un regard de mépris sur tous ces pauvres c... qui avaient du temps pour attendre leur tour...
Je l'ai fusillé du regard... encore un
Je préfère bien évidemment cette analyse du pouvoir plutôt que celles des malpolis que tu croise:
RépondreSupprimer(Mr Taupin, parlant au président)
"- Mais enfin tu peux tout !!!"
- C'est précisément pour ça que je ne peux pas tout me permettre"
Extrait du film "le président" avec Gabin en tête d'affiche. Grandiose.