samedi 18 septembre 2010

Quelques différences


Je n'ai toujours pas fait les photos promises, que je voudrais réaliser au départ de Port Elisabeth en approchant d' Addo.
En attendant j'en met juste une pour que vous imaginiez mieux où se trouve notre maison. Depuis le bas après le 1er croisement (route blanche).
Vous voyez nous sommes cernés par les orangers et citroniers qui recouvrent les zones cultivées.
Ce que vous voyez en marron, ce sont les village de Noirs et Coloreds
En pointillé vert, c'est le bush, et c'est précisemmment, le parc Addo éléphant.


Néanmoins , pour vous faire patienter je vous fait part ce jour de qq particularités de l'Afrique du Sud

Les pharmacies :
sont rarement limitées à vendre des médicaments et produits de soin pour le corps : elles proposent entre autre de la vaisselle, des cadeaux, de l'electroménager, de l'épicerie... la partie pharmacie étant bien délimitée et inaccessible au client si ce n'est par un comptoir et toujours une file pour traitement sur prescription et une autre pour les médicaments sans ordonnance ;
néanmoins aspirine et dérivés, paracétamol se trouvent aussi dans tous les rayons de tous les supermarchés.

Contrôle et double contrôle :
lorsque vous passez la caisse de bcp de magasins, (pas pour l'épicerie je vous rassure) vous devez faire une dernière halte vers l'entrée du magasin, (à 3 mètre des dites caisses, avec rien entre 2) pour contrôler que votre cady correspond au ticket de caisse, j'avoue que certains jours je me passerais bien de cet ultime contrôle qui est toujours approximatif, mais bon, il faut bien donner du travail à plus de monde possible.

Une chose à laquelle on s'habitue très vite !
y a intéret si non vous vous attirerez les foudres...de la rangeuse
vous ne touchez pas vos courses après passage sur le tapis, une personne au bout, vous les range délicatement et par catégories dans vos ptits sacs ou les sacs plastique du magasin, qu'elle vous aura par avance proposée (payant).
Elles sont toutes extrêmement méticuleuses, et font ça mieux que nous, mais de temps en temps y a celle qui vous pose qq kilos sur vos 3 merveilleuses bananes qui vous ont fait envie dans le magasin !!!! mais c'est très rare.

Un truc super sympa,
quand vous allez acheter des plantes dans une "nursery", type jardoland ou même plus sauvage en pleine campagne, vous avez toujours "un garden coffée", ou vous pouvez admirer les fleurs, les arbres. Le décor est toujours agréable, relaxant, petits bruits de cascades...etc en dégustant patisserie ou sirotant votre café.
Le dernier que l'on a découvert, vaut son pesant de cacahuètes. Il faut dire qu'en Afrique la créativité n'a pas de limites ( j'entends par là des lois qui vous coupent l'envie d'inventer, parce que normes d'hygiène, de sécurité, et j'en passe...) ; donc notre nursery préférée du moment fait aussi de la récup de perroquets, quand les gens n'assurent plus, ils prennent le relais. Il y a donc 2 grandes volières, avec pleins de perroquets, au mileu des de la jungles d'arbres et de fleurs, il y a aussi des lapins, des poules et des coqs en liberté.
Ca caquète, ça jacasse, ça cause : Hello,...
Le nec plus ultra c'est dans le coffée garden, les perroquets ont tous leur cage mais ouverte, et chacun vous fait son cinéma, c'est à celui qui en fait le plus, pour obtenir vos caresses et entamer un bout de gras avec vous. Du bonheur pour les fadas comme moi, qui n'intègrent pas l'Anglais ou tout autre langue estrangères, mais qui parlent couremment chien, chat, oiseaux alors j'vous dit pas le perroquet , trop drôle.
Un en particulier, qui est resté enfermé dans sa cage chez ses anciens proprios devenait agressif (comme quoi), en un mois les 2 dames du café l'ont transformé, c'est un vrai clown qui danse, qui chante, pas sauvage pour un sou, est venu nous dire des secrets à l'oreille, sympa quoi...
Elles ont aussi un corbeau qui est autant prolixe qu'un perroquet, mais lui ne parle pas, il imite les bruits : le crapaud, les rires, la tonalité des bavardages, c'est surprenant.

Les gardiens de parking, ou sur la rue
A peine vous garez votre voiture, un homme surgit de nulle part pour vous proposer de la garder. Il faut jouer le jeu, c'est leur seul job, et c'est plus digne que de faire la manche.
Il sont officiels et reconnus, le tarif correct prévu est 2 rands (20 centimes d'euro), mais vous pouvez tjrs donner plus en fonction du service ; car outre le fait qu'ils vous dirigent quand vous sortez de votre créneau, ils peuvent vous aider à charger vos courses.

Les pompistes
Mesdames, vous ne vous salirez pas les doigts en faisant le plein, souvent ils arrivent à plusieurs pour s'occuper de votre votre car. La plupart vous nettoie le pare brise, et ce n'est pas un luxe avec la poussière des routes, là aussi , il faut jouer le jeu. En plus c'est toujours avec le sourire et ça, ça n'a pas de prix.

Une dernière différence
Les toilettes : toujours nickels, partout, dans les lieux publics, privés, impeccables, toujours.
Ca fait drôle quand vous atterrissez à Roissy, c'est un vrai choc. Le 1er contact avec la France n'est pas à son avantage, je vous jure que n'est pas de la médisance, juste un constat.
Je sais ici la main d'oeuvre ne coûte pas cher, mais je pense que c'est plutôt de la conscience professionnelle avant tout.

dimanche 5 septembre 2010

Bonjour à tous,

A tous ceux que j’ai vu, et tous ceux que je n’ai pas vu, faute de temps et j’en suis désolée. Une pensée particulière pour tous ceux qui étaient bloqués au lit ou à l’hôpital et pour lesquels je souhaite un prompt rétablissement.

Je passe en coup de vent aujourd’hui pour vous dire MERCI

Pour les bons moments passés ensemble, ça fait chaud au cœur de savoir que vous ne nous avez pas oubliés.

J’ai ramené tout au fond de moi, la chaleur et le bonheur de ces rencontres.

Je dit aussi un grand merci à toutes et tous ceux qui m’ont hébergée, véhiculée

Jeudi matin, je suis rentrée à bon port (Elisabeth) où mon mari m’attendait, en forme, mais besoin de vacances, c’est pourquoi nous partons Lundi, 5 jours au bord de la mer pour buller en regardant les baleines. (Je sais, j’ai trop de chance)

Le soir de mon retour, notre pensionnaire et ami Gibson, nous a préparé le repas : Africain ! Cela va sans dire : à manger avec les doigts : Pap (semoule de maïs), que l’on forme en boulette et que l’on trempe dans la sauce, avec pieds de cochon, poulet et épinards ; délicieux !

Addo city vit à l’heure du printemps : Abricotiers en fleurs et jasmin, pur parfum suave mais délicat Sans oublier les orangers, à peine la saison se termine que les fleurs réaparaissent Les Jacarandas nous envoient une pluie de feuilles qui ont fané pendant l’hiver Et moi je (re)vis à l’heure africaine, sans montre, au rythme du soleil bien présent et des clients qui reviennent.

Au retour de vacances, des travaux nous attendent, mais nous devons peaufiner le projet.

Je vous dis donc à bientôt, je vous ferai un spécial sur Addo et ses environs, mais je dois faire des photos, à mon retour.

J'oubliais une anecdote, le lendemain de mon retour, je défaisais le reste de ma valise et croyant attraper une paire de chaussette, j'ai sorti... un crapaud !!!! vivant bien sûr, je l'ai bien vite remis dans sa piscine habituelle : la gamelle d'eau des chiens, je sais que c'est un cadeau de tigrou, mon chat, et ça me laisse rêveuse.... ...........avoir dans sa maison un prince charmant et un crapaud dans sa valise.....

Take care

dimanche 18 juillet 2010

Dernières news avant mes vacances en France

Début d'hiver magnifique : froid matin et soir, agréable l' AM
Après le rush du mondial, calme au guest
Quelques Français commencent à venir !
Je ne désespère donc pas de voir ....un jour.
Nous avons pris 3 jours pour se promener.
Je voulais voir des baleines, je n'en ai pas vu.
Retour par les montagnes, nous y avons trouvé la neige, heureusement ce n'était que le début....

J'espère que vous survivez à votre été caniculaire....
mais gardez en un peu pour mon retour....
J'atterris le 3 Août à Paris
Je verrai d'abord mes enfants, petite fille, belle filles, frères et soeurs cousins cousines et ensuite après le 15 copains, copines, collègues, j'espère revoir le maximum de gens que j'aime
dans ma Franche Comté natale

Bien à vous



mercredi 7 juillet 2010

Ce matin, le drapeau est tombé

Comme un vulgaire chiffon, au sol retrouvé.
Non ce n'est pas ce matin, qu'il a chu.
C'était hier, emporté par un vent de folie
Qui voulait l'emporter avec lui
Et tous les trésors envolés,
D'or et déjà périmés
Et moi quand je l'ai vu
Je ne l'ai pas reconnu
Je l'ai pris pour un chandail
Oublié, sûrement,
Par ces gentils garnements
Ou plutôt, non, un pull over, rouge
En effet je ne voyais, ni le bleu, ni le blanc
Prestement je l'ai ramassé
Vérifié qu'il ne soit pas déchiré
Je l'ai tendu devant moi
Et ma tête entière, recouverte
Parce que j'avais envie de pleurer
Sur mon pays déboussolé
Mais il ne faut, face se voiler

Il faut faire face


Toutes ressemblances avec des situations présentes, passées ou à venir ne sont que pures coïncidences.
Mais ce matin le drapeau Français était bien par terre, dans le no mans lands à côté du guest, la Suisse et l'Afrique du Sud ont résisté au vent déchaîné.



vendredi 25 juin 2010

La débâcle des bleus, ou ....

Désolée, aujourd'hui je râle, je crie, je me lâche, pour ceux que ça énerve passez votre chemin....
d'autant que mon langage pourrait bien être châtié....

Que les bleus aient perdu sur le terrain, on s'en fout ils ont le droit, mais qu'ils perdent jusqu'à leur honneur est plutôt inquiétant et révélateur d'un plus grand chaos.
La presse les avait déjà bien cassés avant, que s'en était de l'acharnement, comment avoir un moral de 20 coeurs ? que Tiberi se paye une cover girl ne fait pas de lui un proxénète que je sache, que la cover girl soit mineur... vous avez vu les photos ? qui aurait pu dire qu'elle était mineure ? et en plus elle revendique son statut et son indépendance, on se trompe de cible, le proxénète n'est pas celui qui consomme mais celui qui entremet ! si on avait voulu flinguer Tiberi on ne s'y serait pas pris autrement. Et bien sûr leur ministre et sa coéquipière qui n'ont rien de plus important à faire, sont montés au créneau, pour en remettre une couche, mais elles ont fait la une...
Je passe l'épisode de leur hotel, voyant qu'elles n'avaient pas oeuvré dans le bon sens, le lendemain du premier match détestable, pas de jeu, que du maillot, de l'agressivité permanente, notre belle ministre leur dit "continuez comme ça on vous soutient", c'est hilarant.

Ensuite, ensuite, elle se porte à leur chevet, les moralise, les fait pleurer en jouant les psycho de comptoir, désespérant ! et maintenant on va faire des états généraux, on va les écouter, ils n'ont donc rien à fiche au gouvernement ? Il n'y a rien de plus important que le foot ?
A t-elle consacré un 1/4 d'heure aux revendications des anesthésistes ?
Quand s'est-elle portée au chevet des malades, qui sont les otages des nouvelles mesures draconniennes imposées aux hopitaux, et elle est fière de sa réforme !
Elle a fait perdre des milions à l'état avec H1N1, alors qu'elle impose une obligation de résultat et des comptes positifs pour les hopitaux !!!
Deux poids, deux mesures, c'est le crédo du gouvernement ! ils vivent et s'arrogent leurs droits et leurs lois. Montent au créneau pour défendre l'honneur des leurs, la main sur le coeur jure que l'homme est respectable, même avec des preuves accablantes, qu'ont fait les bleus ? la même chose, ils ont défendu leur copain puisque ça marche dans les hautes sphères...

Cumulent les salaires en demandant aux autres de se serrer la ceinture quand on sait que des milliers d'euros partent en fumée et ils n'ont même pas honte, c'est pitoyable, je n'ai pas les mots pour exprimer le dégoût que j'ai pour cette arrogance permanente, affichée comme un passe droit. Si le canard n'avait pas canardé, nous n'en saurions rien et c'est soi disant le gouvernement de la transparence, ce n'est pas de la transparence c'est du matraquage de leurs petites actions positives, pour valoriser le peu qu'ils donnent, ne vous y trompez pas ce n'est qu'une tactique politique en vue de 2012, c'est démago..uille et manipulateur !! au secours virez les tous !

Les bleus sont le reflet exact du gouvernement, isolés dans leur bunker de fric, ils n'ont même pas conscience de la réalité que vit 90 % des français.
Et comment pourrait-il en être autrement, avec un entraîneur à l'égo surdimensionné, qui n'est même pas capable de politesse de base, rien d'étonnant qu'il s'autorise ce geste méprisable puisque notre président s'autorise des insultes !
Président de la rupture....//... rupture avec les bonnes manières, avec l'humanisme, la solidarité, la justice pour tous, le droit des enfants, l'éducation de qualité, la recherche, tout y passe, tout est écrasé sous ses lois restrictives, Chatel demande "la mise en extinction des psychologues scolaires" je suis sidérée...je n'ose pas poser la question cynique qui me vient à l'esprit.

Allez, la dernière de celle qui me donne la nausée (depuis 3 jours) elle ose dire que Escalette est "un bénévole d'un petit club et c'est sûrement ça le problème ! Pire qu'une insulte !
Tout est dit....et en dit long sur les valeurs de cette personne, qui ne reconnait que la promotioncopainfamille.

J'arrête là....
J'ai mal à ma FRANCE

jeudi 24 juin 2010

Match à PE

Alors pour moi qui ne suis pas une footeuse, moi qui n'ai jamais mis les pieds dans un un stade, et bien mon 1er match c'est pour le mondial : 38 400 spectateurs à PE, j'ai trouvé ça génial.

Vous pouvez voir les photos ici

Au guest qui était plein de Suisses et Chiliens, nous avons pu assister aux préparatifs, et franchement j'étais ébahie de voir que dans leur bagages, ils avaient les drapeaux, les peintures, les gadgets, et les clarines !!! de la plus petites à la plus grosse, peintes en rouge et blanc comme ils se doit.
Nous, nous avons dû écumé l'armoire pour s'habiller en rouge et blanc, et encore Daniel n'avait qu'un Tshirt, mais armé d'une vuvuzela

Sommes arrivés 2 h avant, pour ne pas être dans la cohue, nous avons ainsi pu profiter du spectacle de la rue et apprécier l'organisation mise en place : parking gardés, bien indiqués, avec beaucoup de monde pour vous placer et faire la circulation pour vous aider à en sortir.
Tout au long du parcours, des policiers souriants, bien présents mais détendus, pas comme certains toujours prêts à dégainer et dont le simple regard vous fait imaginer que vous avez qq chose à vous reprocher.
A l'extérieur du stade, nous remarquons les sponsors officiel, mais aucun vendeur de rue, la FIFA à mis son droit de veto....
Nous passons les différents contrôles et pas qu'un ! même la vuvu doit être conforme ! mais tout ça avec toujours le "Bonjour, comment allez vous, et le souhait d'un agréable moment.
Les vuvuzelas se concertent, les déguisements se surpassent, les gens ont vraiment de l'imagination ! des chants, des hymnes, la joie communicative d'être là, je n'oublie pas les enfants des écoles vraiment heureux d'être là.

Je découvre la technologie propre au stade la caméra sur cables qui se déplace à grande vitesse dans tous les sens, l'arrosage automatique de la pelouse, les grands écrans qui font découvrir le public en gros plan, nous ne y verrons pas, pas assez gesticulant pour attirer l'attention ! et puis, et puis l'arrivée des joueurs pour leur petit footing sous une belle ovation, et enfin les gentils jardiniers avec rateau,petit seau et talon pour taconner la belle moquette ; enfin pour vérifier que le gazon n'est pas maudit !

Voilà tout est OK, les drapeaux peuvent faire leur entrée, suivis de ceux que l'on attend.
Je ne vais pas vous raconter le match : d'autant qu'à la première mi-temps j'ai été parasitée par un groupe de jeunes Suisses, déjà bien alcoolisés qui tentaient tour à tour d'aller rejoindre un autre groupe de spectateurs en passant devant gradins : tour à tour le steward les en dissuadait en expliquant qu'ils devaient ressortir et prendre une autre entrée, 20 fois il a dû recommencer, parfois même en les y accompagnant, et surtout sans s'énerver, mais avec une main ferme dans le dos pour encourager le mouvement. Pour surveiller d'éventuels débordements du groupe rejoint ils firent appel au supervisor, et j'imagine que si celà avait été le cas, la police serait intervenue, j'ai trouvé ça plutôt rassurant qu'ils ne laissent pas les situations se dégrader : de manière diplomatique, mais ferme.

La 2ième mi-temps m'a un peu décue et en particulier l'ailier droit N0 7 qui à mon avis n'a pas fait son boulot et qui à fait rater une belle occasion de marquer à son équipe (Suisse) dans les dernières minutes s'il avait un peu couru après la balle et pas attendu qu'elle lui vienne dans les pieds, voilà j'étais triste pour la Suisse qui nous avait fait une belle surprise au 1er match.

Retour sans encombre, petit crochet par un restaurant de poissons, au vieux port, j'anticipe car le nouveau vient d'être terminé : à l'est de PE après les marais salans de Cérébos.

Voili, voilou, si le coeur vous en dit il y a encore des places pour les matchs, chez nous c'est complet mais on a une chambre d'ami !

jeudi 17 juin 2010

Coup d’envoi


Je voudrais vous parler de l’ambiance du premier WE du mondial, dans le petit village d’Addo.

Le coup d’envoi, ne fut pas celui qu’on attendait.

Le jeudi soir pourtant vuvuzela se répondaient, d’un bout à l’autre du secteur et beaucoup de chants fusaient des camions qui ramènent les ouvriers.

Le vendredi matin, Sandra, notre responsable du magasin, nous fait part de son inquiétude, son neveu a poignardé sa copine au matin, elle ne comprend pas ce qui s’est passé et ne sait pas où se trouve celui-ci. Une heure après elle apprend qu’il s’est jeté sous le train.Je l’ai accompagnée dans sa famille et un grand rassemblement se trouvait à la petite gare. Très vite nous en comprîmes le motif.

Un silence religieux pesait sur la foule, chacun venait s’y recueillir, tout le village est venu et allait témoigner de sa sympathie à la famille.

Finalement la copine est hors de danger, elle a reçu une dizaine de coups et une artère était touchée, elle a eu de la chance. Le motif paraît être : l’argent qu’elle ne voulait pas lui rendre, ce qu’elle avait reçu pour faire les courses de la semaine et qu’elle n’avait pas fait pour la bonne raison qu’elle était allée vivre chez sa mère !

Je vous dit tout ça parce que cela démontre à quel point on est fataliste ici, il ne lui demande pas de revenir, il lui réclame l’argent pour pouvoir manger. Quand elle a perdu connaissance, il a paniqué, le train arrivait…Il a couru à sa rencontre sans entendre les appels d'un voisin qui passait par là. Ils ont 2 enfants 7 et 8 ans.

Une chape de tristesse m’a plombée, pensant que tout ce village qui s’apprêtait à faire la fête, se trouvait dans la peine mais surtout pour cette famille qui n’a rien vu venir et qui ne comprend rien, le père m’a dit : on doit accepter.

J’avoue ensuite, avoir eu beaucoup de colère, et ce pendant plusieurs jours, car ici les femmes sont victimes du traditionnel machisme. La plupart se font régulièrement taper par leur ami, amant, mari, mais elles restent. Sur mes 4 employées, 3 reçoivent régulièrement des coups, mais le plus fort, c’est notre plus jeune, elle a 20 ans, mais elle, a décidé de rendre coup pour coup, elle n’est pas mariée, ils ne vivent pas ensemble, mais ne souhaite pas le quitter, que sera leur vie dans qq années ? La violence risque de passer à l’étape ultime.

Je n’arrive pas à comprendre, ils sont à la messe tous les dimanches, et s’entretuent la semaine. C’est désespérant. Samedi matin, une pauvre femme, enceinte, avec un petit garçon, est venue se réfugier chez nous car son ami la poursuivait et voulait la frapper.

Combien faudra-t-il de générations pour que le sort des femmes change, et que la gente masculine leur accorde enfin le respect qu’elles méritent.

Suite du WE.

Nous avions pour le vendredi soir, une réservation pour 2 nuits, pour 14 personnes, faite par le propriétaire de la nouvelle taverne qui ouvrait le soir même à l’entrée de Nomatansanqua : quelle manne !

Pour l’anecdote : le propriétaire a gagné au loto, et à donc fait construire cette taverne.

Les retours furent particulièrement bruyants, étalés entre 3 et 5 h du mat, mais surtout agrémentés de coups de klaxons intempestifs afin qu’on leur ouvre la barrière, alors qu’ils avaient des télécommandes ! Je suis sortie comme une furie pour faire taire les chiens qui se mêlaient au concert, et passé un monstre savon à toute la bande. Cela n’a pas atténué leur bonne humeur, on les entendais rire et chanter depuis notre chambre. Inutile de dire que les autres clients ont eu une nuit raccourcie, plutôt fair-play, ils en ont ri.

Le matin fut tout aussi bruyant, des éclats de rires, sans fin, en engloutissant le p’tit dej, j’ai du leur faire des œufs brouillés, en plus du choix proposé habituellement, mais après 2 douzaines d’œufs, voyant toujours de nouvelles têtes, je les ai comptés et oh, surprise, ils étaient déjà 24, là, j’ai dit stop. Ensuite ils tournèrent au cidre et au whisky (je précise qu’ils avaient leur reserve perso de whisky), je ne vous dis pas la hauteur des décibels.Ils se sentaient bien, ils sont restés jusqu’à 13 H, pas rancuniers, accolades et gestes de sympathie conclurent ce WE, ils vont revenir, nous leur avons demandé de réserver toute la maison, ils pourront faire le bruit qu’ils veulent !

Daniel, comme il se doit, est allé inauguré la taverne, il a passé un bon moment. De la rencontre : Bafana, Mexico, il n’a vu que le premier but car : panne d’électricité, le patron avait oublié de recharger son compteur, et bien pendant 1/2 heure ils ont chanté et dansé à la lueur de lampes de poche ; nous, on aurait râlé ! nooon ??

Hier soir nous avons décidé d’y retourner, et avec nous, une bonne partie de nos clients, c’était sympa. Notre arrivée, fut, comme toutes les autres, saluée par un vrombissant coup de vuvuzela, c’est vraiment assourdissant. Nous avons eu le plaisir de voir d’autres touristes avec les patrons d’un autre guest : ça m’a vraiment fait chaud au cœur ce mélange, et puis l’hymne a retenti, et là comme un seul homme toute la salle s’est levée et beaucoup ont chanté, la main sur le cœur j’en avais la chair de poule.

L’ambiance était chaleureuse et bruyante, chaque approche du but encouragée par les vuvuzelas, mais le plus touchant c’est quand les Bafanas se sont trouvés en difficulté, les filles se remirent à chanter l’hymne et d’autres chants d’Afrique, c’était émouvant.

Cela me remémore un article que j’ai lu et que je partage, à propos des vuvuzelas très contestées pour leur décibels, mais pas que. C’est avant tout un beau leurre, au bénéfice de la FIFA (fabriquées en chine, des milliers se sont aussi vendues en Europe ) et très réducteur pour l’image d’un pays. Une soit disant reprise des cornes de kudu, moyen utilisé en d’autres temps, pour communiquer entre villages… avant l’avalanche de portables !

Finalement moyen efficace de ne pas entendre le fond de leur culture avec leurs chants et autres instruments de musique locaux, et quand on veut faire taire des gens on leur met qq chose dans la bouche c’est bien connu !

En tout cas, nous avons passé une excellente soirée avec, à la mi-temps et après le match ; musique et danse. J’ai apprécié leur façon spontanée et joyeuse, de nous faire entrer dans la danse: en cercle, l’une après l’autre va au centre et fait une figure, encouragée par le groupe, je me suis régalée.

J’aurais bien dansé toute la nuit, mais il fallait rentrer…..correct à 10 h 40

A la relecture de ce billet je me rends compte combien violence , joie et peine s'entremêlent et c'est un peu en résumé la vie ici...